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Témoignage poignant d’un médecin qui a eu un cancer: «Le dépistage m’a sauvé la vie»

Un médecin oranais ayant eu récemment un cancer colorectal témoigne que le dépistage, qu’il a heureusement effectué à un stade précoce, a sauvé sa vie. Pendant sa longue carrière de praticien hospitalo-universitaire à Oran, ce médecin a traité des patients atteints de cancer.

Avec ses 57 printemps au compteur, il a toujours essayé de trouver les bons mots pour accompagner ses patients cancéreux. Jusqu’à ce qu’il se retrouve atteint, à son tour, par un cancer.
«Le dépistage est très important», insiste ce médecin qui préfère requérir l’anonymat.
«Le dépistage est un test gratuit, qui ne fait pas mal et qui peut éviter une souffrance voire la mort. Grâce au dépistage, on peut prendre à temps la maladie.
Plus la maladie est prise à temps et moins le traitement sera lourd et long, pour ne pas arriver au stade des métastases. J’ai eu de la chance. Il faut se faire dépister. Il faut y aller», dit-il.
Et de poursuivre : «se cacher derrière sa peur n’a jamais aidé à affronter la réalité.
En particulier lorsqu’il s’agit du cancer. La peur d’être confronté à une maladie grave fait que beaucoup de gens hésitent à se faire dépister. Pourtant, dans la grande majorité des cas de dépistage du cancer colorectal, l’histoire se termine bien: soit il montre qu’il n’y a aucun polype, soit il y en a, mais comme ils sont repérés tôt, ils peuvent être retirés. Et cela évite de les voir évoluer en cancer. Soit il s’agit d’un cancer débutant qui pourra être soigné à temps».
Ce médecin a ainsi passé son test. «J’y pensais parfois, mais le temps passe vite et on oublie. En particulier lorsqu’aucun symptôme ne se manifeste. J’ai eu un déclic!», se confie-t-il. Un collègue lui a fait un prélèvement et attendu les résultats: «Très rapidement, mon confrère m’a téléphoné pour m’annoncer que le test était positif et que je devais voir un spécialiste afin de procéder à un examen complémentaire», ajoute-t-il.
Il a alors pris rendez-vous chez un gastro-entérologue: «Il a alors procédé à une coloscopie au cours de laquelle il a constaté que j’avais deux polypes. Il a pu les retirer immédiatement, pendant cet examen», relate-t-il. Cette petite intervention est réalisée en hospitalisation de jour: inutile donc de passer une nuit à l’hôpital. «Je n’ai presque rien senti: en réalité, c’était encore moins douloureux que chez le dentiste ! Le test précoce m’a permis d’agir très vite et ainsi d’éviter les complications», raconte-t-il.
Par la suite, il ne devra réaliser un nouveau dépistage de contrôle que dans trois ans. Convaincu de l’efficacité de ce test de dépistage, ce docteur conseille: «Faites le test ! Il est gratuit et simple à réaliser. Et surtout, n’ayez pas peur ! Bien sûr, nous essayons tous, plus ou moins, de prendre soin de nous et d’éviter certains problèmes de santé, en respectant, par exemple, une bonne hygiène de vie.
Mais il ne faut pas se voiler la face: nous ne pouvons pas tout contrôler. C’est pourquoi, il est essentiel d’écouter les conseils et de réaliser les dépistages ainsi que les examens médicaux quand c’est nécessaire. J’encourage toutes les personnes de plus de 50 ans à faire ce test !» Dans son cas, les polypes auraient pu tout de même évoluer vers un cancer métastatique. Il est important de les faire enlever très tôt dans leur évolution ! Et de conclure: «Le dépistage sauve des vies; il peut aussi sauver la vôtre. Lorsque les cancers sont détectés à un stade précoce, des thérapies moins agressives peuvent être utilisées et les traitements ont plus de chances de réussir».

Ilyes. N

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