A Oran, face à la défaillance des transporteurs du secteur privé qui n’est plus à démontrer, et face à l’absence d’un plan de transport efficace, et de mesures de contrôle de sa stricte application sur le terrain, les taxis clandestins sont d’un grand secours pour les usagers des moyens de transport en commun interurbains.
En effet, dans l’aprèsmidi de mercredi dernier au niveau de l’arrêt de bus de la ligne N° 42, reliant Oran (cité des HLM) à Hassi Bounif, via haï chahid Mahmoud, nous avons assisté à une déplorable et pénible scène qui n’est autre que la souffrance des usagers de ces moyens de transport en commun, qui attendent durant des heures l’arrivée d’un bus, ou l’arrivée d’un taxi clandestin, pour se rendre à haï chahid Mahmoud, au point ou, même des fourgons de transport de marchandises sont utilisés, et au point ou les personnes se bousculent pour prendre place dans l’un des rares taxis clandestins disponibles pendant les heures de pointes.
« Les taxis clandestins nous rendent un grand service pendant les heures de pointe, et après 19 heures, c’est à dire au moment où les bus disparaissent de la circulation, moi je préfère partir chez moi même dans un fourgon plutôt que de rester ici pendant une ou deux heures à attendre un bus. Nous sommes victimes d’une véritable marginalisation, nous sommes livrés à nous même, les responsables concernés doivent sortir de leurs bureaux pour voir ce que nous endurons que ce soit dans les arrêts, ou dans les bus. C’est une véritable honte », affirment avec colère deux personnes, avant que l’une d’elles n’ajoute : « même en fermant les yeux sur l’insuffisance des bus, est ce que leur état est satisfaisant ? Non, que ce soit les bus de la ligne N°42, ou même ceux de la ville.
Certains d’entre eux ne méritent pas de circuler dans une ville considérée comme la deuxième capitale du pays. Les propriétaires ne cherchent ni le confort, ni la sécurité des voyageurs, leur souci n’est autre que le profit », affirme cette personne.
A. Bekhaitia


