
Le tribunal de Sidi M’hamed a examiné, ce mercredi matin, une affaire pour le moins sensible impliquant un ancien chef du dépôt de la commune de Sidi M’hamed, poursuivi pour stockage illégal de drogue à l’intérieur d’une armoire métallique appartenant au dépôt municipal.
Selon le dossier, sept autres employés de la commune, dont la secrétaire générale et le directeur du service des moyens généraux, sont également poursuivis. Il s’agit de (B.M.), (A.F.), (A.F.), (H.Ch.), (A.S.), (S.G.) et (M.A.), accusés d’avoir entravé le travail des agents chargés de constater les infractions liées aux stupéfiants.
D’après les éléments présentés à l’audience, la police judiciaire avait reçu des informations faisant état de la présence d’une quantité de résine de cannabis soigneusement dissimulée dans une armoire métallique du dépôt communal. Lors de la perquisition, les enquêteurs n’ont retrouvé aucune drogue, mais ont détecté une forte odeur caractéristique du cannabis, confirmant qu’une substance suspecte y avait été entreposée.
Les employés municipaux ont par la suite été accusés d’avoir détruit ces substances après inspection du dépôt, inspection ordonnée par la secrétaire générale et menée en présence de plusieurs agents. Un soudeur, identifié sous les initiales (L.), aurait été chargé de forcer l’ouverture de l’armoire.
À la barre, tous les prévenus ont nié les faits, affirmant que l’armoire contenait uniquement des registres, des reçus, des boîtes de câbles électriques et des clés. Selon eux, la matière suspecte retrouvée ressemblait à du tabac à chiquer (ch’ma), qu’ils auraient alors détruite sans en connaître la nature exacte.
Le principal accusé, (Z.J.), a également rejeté toute implication. Il a précisé qu’au moment des faits, il n’occupait plus son poste, étant suspendu dans le cadre d’une autre affaire. Il a ajouté avoir remis toutes les clés du dépôt, y compris celle de l’armoire, aux services de sécurité, qui les auraient ensuite confiées à la secrétaire générale de la commune. Selon lui, c’est (H.Ch.) qui gérait effectivement le dépôt à cette date.
La défense a plaidé la relaxe pour l’ensemble des accusés, estimant qu’aucune drogue n’a été saisie sur place et que le dossier repose uniquement sur des suppositions.
À l’issue des débats, le président du tribunal a mis l’affaire en délibéré et fixé la date du prononcé du jugement au 26 novembre.
Rédaction


