A la UneSlider

Un magasin de pâtisseries à Bir El Djir fermé et des sanctions

Dimanche matin, lors de l’intervention des autorités locales au niveau des 140 locaux commerciaux initié dans le cadre du programme de l’ex-président de la République, pour déloger les trente familles qui squattaient ces locaux et recenser les personnes qui exerçaient un métier dans ces lieux, la commission d’hygiène de la commune de Bir el Djir a découvert un local de fabrication de pâtisserie, qui ne répondait pas aux normes exigées et où le manque d’hygiène était flagrant.

En effet, le local en question dépourvu de sanitaires et ses murs non revêtus de faïences, ne répondait nullement aux normes exigées pour la fabrication de pâtisseries.
A cela, il faudrait ajouter le manque d’hygiène, ce qui a amené la commission à asperger les produits impropres à la consommation avec du lave-sol afin d’empêcher leur utilisation.
Pour justifier cette déplorable situation, le pâtissier n’a pas cessé de dire que ces produits étaient destinés à être jetés et, que la femme de ménage n’était pas venue.
« C’est une excuse que tous les commerçants trouvent pour justifier leur faute», lui répond un membre de la commission.
La responsable du bureau d’hygiène de la commune, connue pour son intransigeance dira également: «le propriétaire a un registre de commerce, mais il ne respecte pas les mesures d’hygiène, on ne joue pas avec la santé des personnes. Un procès verbal sera dressé, le commerce sera fermé jusqu’à ce que le propriétaire se conforme aux règles qui régissent cette activité», nous a-t-elle dit.
Par ailleurs, il est important de noter qu’à l’intérieur d’un de ces locaux existait une maison de rendez-vous qui dérangeait beaucoup le voisinage.
L’occupante a évacué les lieux bien avant le lancement de l’opération de délogement des indus occupants, avons-nous appris.
C’est ce qui a fait dire à un groupe de jeunes personnes que l’ouverture d’une enquête sur la déplorable situation de ces locaux mérite d’être lancée et suivie de sévères sanctions.
« Je suis menuisier, natif de Bir el Djir, j’ai fait plusieurs demandes d’attribution d’un local dans ce lieu à partir de 2004. Malheureusement, je n’ai reçu aucune suite, mes quatre amis dont un coiffeur ont fait de même et n’ont reçu aucune suite. Ils ont quitté le pays clandestinement, ils sont en Espagne, l’un d’entre eux est mort en mer», s’indigne le jeune homme.
A.Bekhaitia

Bouton retour en haut de la page