Régions

Un projet d’une école transféré d’El Hassi au pôle AADL de Misserghine: le comité de quartier de Bouâmama s’oppose à la décision

Le manque d’établisse ments scolaires à l’Est d’Oran préoccupe énormément les habitants de cette partie de la ville. Cette rentrée scolaire 2022/2023 a été aussi difficile que la précédente, à cause justement des établissements scolaires qui ne pouvaient plus contenir le nombre trop élevé d’élèves inscrits.

Sur ces mêmes colonnes on avait évoqué le cas des 300 élèves qui se déplaçaient à travers les écoles sans pouvoir trouver «refuge». Cette semaine, une polémique a éclaté entre les comités de quartiers de haï Bouâmama (El Hassi) et celui d’Ahmed Zabana (AADL de Misserghine), sur un projet de réalisation d’une école primaire, qui serait transféré d’El Hassi à Misserghine. Selon le comité de haï Bouâmama, cette école a été inscrite pour leur quartier, mais après des mois de retards à cause des entraves bureaucratiques, l’opération a été inscrite à nouveau en faveur du pôle urbain AADL.
Ce changement, qui n’a pas été accepté par les habitants d’El Hassi, a été confirmé par le comité Ahmed Zabana, qui ont donné prétexte que le projet a été déplacé du quartier d’El Hassi faute d’assiette disponible pour abriter l’école. Or, le comité de quartier de Bouâmama a répondu à ce prétexte par un communiqué dans lequel il affirme que les assiettes ne manquent pas dans la région, citant même les lieux qui pouvaient être choisis. Les membres de ce comité ont également posé ce problème en fin de semaine aux responsables de la wilaya et ceux de la direction de l’Education afin de déposer une opposition à cette décision, qualifiant que le problème de la surcharge est parmi les plus coriace dans la wilaya d’Oran et ce par rapport au nombre de la population qui réside dans les quartiers Coca, El Hassi et Rocher, en plus des habitations illicites.
De leur côté, les habitants du pôle urbain Ahmed Zabana de Misserghine, demandent aux responsables du secteur d’activer la réalisation des nouvelles infrastructures scolaires, afin de mettre fin à leur souffrance et celle des enfants face au manque de places au niveau des établissements déjà existants. Certains parents se déplacent même vers leurs anciens quartiers de résidence, afin d’accompagner leurs enfants. Le défi est de taille pour les responsables de la direction de l’Education, qui doivent rectifier le tir et exiger la réalisation des établissements scolaires parallèlement avec les nouvelles cités pour éviter de refaire les mêmes fautes.

Bouton retour en haut de la page