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Une anarchie et des carences soulevées par la commission de transport : place à la réorganisation du secteur

Dans sa lancée pour la réorganisation du secteur, la direction du Transport de la wilaya d’Oran enchaîne les sorties des commissions de contrôle pluridisciplinaires à travers la wilaya.

Ce week-end, la caravane de sensibilisation et de contrôle a fait escale dans la daïra de Béthioua où elle a pu constater les insuffisances et écouter les doléances des transporteurs et des citoyens.
Des mesures seront prises en collaboration avec l’Assemblée populaire wilaya (APW) dont les représentants participent à cette campagne.
Une feuille de route a été tracée pour soulever ces problèmes au wali d’Oran et à travers lui au ministère de tutelle.
La direction du Transport a également révélé que ses commissions ont effectué depuis le début de l’année environ 746 sorties dans le cadre des opérations de contrôle afin de dresser l’état des lieux et pallier les carences.
La commission a aussi mené 74 campagnes de sensibilisation visant notamment les écoliers et les chauffeurs de bus et de taxi, sur l’impératif respect du Code de la route en tant que piéton ou conducteur.
Cette année a vu l’établissement de 241 infractions pour les transporteurs relevées lors des tournées, relatives à l’hygiène des moyens de transport, les conditions de transport des voyageurs et des infractions techniques entre autres.
Le bilan est compté depuis le 22 novembre 2022 date de la première sortie de terrain effectuée par la commission composée, en plus de la direction du Transport, de l’APW, la Protection civile, la Police et de la Gendarmerie nationale, ainsi que des représentants du mouvement associatif.
Un grand travail reste à accomplir, après ces tournées et ces rapports, puisque c’est sur le terrain que ces anomalies doivent être palliées, notamment concernant le transport urbain qui représente le plus grand chantier.
Il faut dire, qu’en dépit de toutes les dépassements constatées et relayées à travers les réseaux sociaux, ces bus des lignes urbaines continuent à défier la loi, faisant fi des avertissements de la tutelle, diktat des transporteurs ou relâchement de la tutelle, ce qui est sur, c’est le citoyens souffre énormément de cette situation, lui qui doit obligatoirement prendre le bus et économiser l’argent du taxi ou du clandestin.
Selon les usagers, l’Etat doit frapper d’une main de fer, et mettre fin au monopole des bus privés qui se soumettent pas à la loi, notamment après l’arrivée des bus ETO, et la reprise de la cadence de travail de cette entreprise étatique, qui a failli disparaître à cause de la crise financière.
Les Oranais espèrent voir la même organisation de l’ETUSA de la capitale qui a nettement progressé depuis des années, proposant un service beaucoup plus professionnel, grâce à la bonne gestion.
J.M

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