Pas moins de 10 milliards de centimes ont alloués par la wilaya pour remettre la corniche sur son «31» cet été.
Cette importante manne budgétaire est destinée exclusivement à l’aménagement et à l’embellissement des communes côtières de la wilaya.
La saison estivale de cette année s’annonce s’est déjà «installée précocement» dans un contexte particulier, où l’on devra s’attendre à une très haute fréquentation de visiteurs, alors que l’on a recensé 18 millions de vacanciers l’an dernier.
Alors que les travaux d’embellissement battent leur plein sur les principales stations balnéaires de la corniche oranaise, d’autres sites relevant des communes de Bousfer, El Ançor, Aïn El Türck et Mers el Kébir, attendent leurs toilettage.
Cependant, il y a lieu d’avouer que, contrairement à la logique des autorités locales, le tourisme balnéaire, ce n’est pas uniquement les plages et la baignade.
C’est aussi les routes d’accès, les villages avec leurs structures et leurs petits métiers, notamment l’artisanat à faire valoir, ce qui peut être également une valeur ajoutée et une nouvelle culture de gestion de l’économie du tourisme.
Encore faut-il prendre en charge les besoins des plages de la corniche oranaise dont une grande partie se trouve dans un piteux état, malgré leur beauté.
Pour rappel, cette enveloppe de 10 milliards de centimes dégagée risque d’exiger une rallonge, si l’on doit tenir compte des aménagements requis.
Pour ce faire, les communes devront y mettre du leur, face à l’état des rues principales, notamment Bousfer Plage dont les sites de baignade se trouvent dans un état déplorable, où les nids-de-poules, les dos-d’âne, les trous béants à même la chaussé sont légion, à l’instar d’ailleurs d’autres localités balnéaires.
Il s’agit aussi de ravalement des façades, de réfection des trottoirs complètement détériorés, de reboisement des abords des chaussées etc, qui sont autant d’opérations qui auraient pu être effectuées au préalable dans le cadre du plan communal de développement (PCD).
Sauf que la faiblesse des ressources financières des communes balnéaires, comme l’on a clairement soutenu lors les délibérations des sessions des APC, ne suffisent pas aux assemblées locales d’engager de telles opérations.
Plusieurs enveloppes ont été dégagées, pour le réaménagement des plages, ou encore à l’embellissement des villages balnéaires et leur prise en charge, mais cela n’a pas profité comme il aurait fallu pour la remise en l’état des routes.
C’est le cas du tronçon routier reliant le village à la plage de Bousfer, ou le tronçon qui relie la station balnéaire de Cap Falcon au complexe des Andalouses et la plage éponyme qui a été rendu très étroit à la suite de la séparation des voies, une lacune que l’on doit forcément aux travaux publics.
Seulement, d’aucuns ne comprennent pas l’utilité de telles mesures alors que le plus important reste à faire pour remettre à niveau nos plages et mettre en place les jalons d’un vrai tourisme balnéaire.
Les potentialités existent, les moyens sont là, sauf que les compétences et les gestionnaires restent «incompatibles» avec les exigences de la conjoncture.
Le fait est que des enveloppes phénoménales de plusieurs millions de dinars soient dédiées chaque année à ces opérations sans réel impact a souvent agacé l’opinion publique locale qui n’arrive pas à trouver d’explications à ce qu’elle qualifie de gâchis.
La nouveauté cet été, est que la direction de l’Administration locale a tenu une rencontre avec les P/APC pour une réunion de coordination, où il a été décidé de solliciter leurs services d’hygiène par l’affectation d’agents de propreté supplémentaire pour maintenir continuellement l’environnement dans un état décent.
Notons par ailleurs, que la direction du Tourisme de la wilaya prévoir de réceptionner une douzaine d’établissements touristique cet été, qui viendront renforcer les structures d’accueil existantes.
Rayen H


