
La wilaya d’Oran n’est pas prête de faire définitivement ses adieux aux habitations bâties à l’aide de l’amiante, matériau principal de construction des habitations d’urgence. Ce n’est plus le provisoire qui perdure pour ces habitants, mais le provisoire qui tue.
En effet, pas moins de 141 familles souffrent en silence dans ses chalets qui les abritent depuis 34 années. Les habitants de ses chalets situés au chef lieu de commune d’Aïn El Beïda, usent de tous les moyens pour solliciter l’intention du wali d’Oran pour dénoncer la dégradation de leur cadre de vie et particulièrement le phénomène de l’amiante qui les menace sérieusement depuis plus de 34 ans. Non seulement ces constructions ont dépassé la limité de leur durée de vie, mais sont également sources d’émanation de fines fibres cancérigènes d’amiantes, qui sont inhalées par ces familles .
Chaque gramme de cette matière contient un million de filaments. Lorsque ceux-ci sont inhalés à une cadence soutenue, ils provoquent le cancer après une trentaine d’années. «Nous avons soulevé notre problème à tous les responsables qui se sont succédés mais toutes nos doléances sont restées sans échos», ont déclarés les représentants de ces malheureuses familles. «Nous sommes dans l’urgence de quitter ce site» a renchéri un retraité qui parle aussi de dégradation totale des structures de ses chalets. Structures délabrées, sanitaire dans une situation catastrophique, environnement dans un état lamentable,… telle est malheureusement la situation déplorables qui prévaut dans tous les chalets. Pour les pouvoirs publics, l´urgence de l´éradication de ses structures s´impose pour protéger l´environnement mais aussi la santé des citoyens.
«Il n y a aucun remède pour un cancer dû à l´amiante ». C’est déjà un défi pour les structures désaffectées, alors qu’en est-il pour celles habitées. Ces familles s’estiment laissées pour compte et négligées et ne savent à quel saint se vouer pour sortir de cet enfer.
Rayen H


