
Lézarder n’est pas sans risque cet été
Le soleil passe au grand bleu, la canicule se prolonge et les admissions aux urgences médico-chirurgicales se succèdent dans les principaux hôpitaux d’Oran. En ce mois d’Aout, les UMC du CHU et de l’EHU d’Oran ont reçu pas moins de 300 cas de coup de soleil, à raison de 15 cas/jours indiquent nos sources médicales.
Bien que les citoyens n’ignorent pas que les rayons ultraviolets du soleil sont nocifs pour leur santé, ils continuent de s’exposer dangereusement.
Signe d’une agression externe de l’organisme, les coups de soleil tuent ou abîment les cellules de la peau.
Un phénomène dangereux s’il se répète sur la durée.
Un simple désagrément vite passé ? Contrairement aux idées reçues, le coup de soleil n’est pas une simple brûlure, mais est le signe visible d’une «réaction immunitaire » de notre organisme.
S’il semble bénin à court terme, l’accumulation de coups de soleil, même a priori légers, n’est pas sans risque à long terme et peut causer des cancers de la peau.
De nombreux spécialistes mettent en garde contre les dangers des rayons UV lesquels provoquent le cancer de la peau, selon des dermatologues contacté par l’Echo d’Oran.
Ils mettent en garde contre les longues expositions au soleil, que ce soit pour les baigneurs, les marchands ambulants qui sillonnent à longueur de journée les plages pour écouler leurs produits ou encore les parkingueurs.
«Parmi ces maladies, figure le vieillissement cutané provoqué par les expositions solaires répétées. La peau devient plus fine et plus marquée. Les rides et les taches brunes apparaissent. S’il est agréable de profiter du soleil, il convient de s’exposer avec modération. Il est indispensable de protéger votre peau et d’éviter les heures les plus chaudes, soit entre midi et 16H. Pour les personnes qui désirent bronzer, il faut opter pour des expositions courtes et régulières », explique-t-on, assurant qu’une exposition de 15 minutes peut être fatale si le corps n’y est pas préparé ou que la peau n’est pas protégée par une crème de qualité.
Le médecin confie que si la peau devient très rouge, il s’agit d’une brûlure de 1er degré et si elle est accompagnée de cloques, c’est une brûlure de 2e degré.
En outre, les dangers de l’insolation se multiplient chez les populations sensibles, telles que les nourrissons et les personnes âgées.
Elle peut aussi sévir chez les sportifs en se manifestant par des maux de tête, de la fièvre, des vomissements ou des diarrhées et peut entraîner une perte de connaissance.
Dans le même contexte, les spécialistes soutiennent que les UV peuvent occasionner des dommages oculaires graves sur des yeux non protégés.
Selon un rapport de l’OMS, 20 % des cataractes seraient ainsi provoquées par une exposition solaire.
Plus rares, les ophtalmies sont des brûlures oculaires qui peuvent survenir à la montagne ou au bord de la mer, lorsque la réverbération est particulièrement intense.
Si vous travaillez en extérieur dans ce type d’environnement, soyez donc particulièrement vigilant, ainsi que la kératite qui est une inflammation de la cornée provoquée également par le soleil.
Par ailleurs, un coup de soleil fait perdre de nombreuses cellules au corps humain et il faut les remplacer.
«Du coup d’autres cellules qui, elles, n’ont pas été touchées vont se multiplier très vite. Et quand des cellules s’accumulent trop vite, elles accumulent des erreurs», met en garde notre interlocuteur. Des «erreurs» qui peuvent à leur tour entraîner des cancers.
En général, les mélanomes ne surviennent pas après un ou deux coups de soleil, elle est le résultat d’une imprudence de longue durée.
«Un cancer se prépare sur des années. Si vous avez un cancer de la peau à 50 ans, en général vous payez les conséquences de mutations que vous avez commencé à cumuler à l’âge de 15 ans», prévient-on.
Rayen H


