
Les malades atteints de cancer souffrent énormément de l’absence de prise en charge adéquate, et ce, malgré l’acquisition de matériels et autres équipements nécessaire dans les établissements hospitaliers spécialisées.
Au niveau de la wilaya d’Oran, quelque 800 malades sont en attente d’une radiothérapie.
En effet, la wilaya d’Oran a recensé plus de 800 malades atteints de cancers en attente d’une radiothérapie, d’après les spécialistes en oncologie.
Ce nombre recensé englobe les malades de toute la région Ouest, indique-t-on.
On ne compatira jamais assez avec les patients atteints de cancer, atteste les médecins et les pharmaciens qui témoignent toute leur solidarité envers les malades.
Le manque de moyens matériels aggrave leur cas et écourte la vie des plus fragiles.
L’accès aux soins, dont la radiothérapie, indispensable pour le traitement de cette maladie grave, est restreint en raison d’un déficit criant en appareils.
C’est par centaines que les nouveaux cas de cancer sont enregistrés chaque année et, qui nécessitent un traitement par radiothérapie.
Une étape incontournable pour espérer la guérison des malades.
Accélérateurs linéaires en panne, rendezvous de radiothérapie sur plusieurs mois à une année, manque de consommables, rupture des traitements, absence de soins palliatifs…, les associations de lutte contre le cancer dressent un bien sombre tableau.
Force est de constater que le secteur de la Santé manque de moyens pour assurer un accès à temps à ce traitement.
Sur les cas susmentionnés, beaucoup moins ont accès à la radiothérapie et, souvent, après une longue attente à haut risque, puisque 80% des cancéreux meurent avant leur rendez-vous de radiothérapie et les exemples sont édifiants et sont légion.
Le constat est évident et bien établi par le corps même de la santé et de la DSP et l’ensemble des services d’oncologie.
A l’intérieur de la région Ouest de l’Oranie, la situation est aussi catastrophique qu’à Oran-centre.
Les malades sont traités dans des délais inacceptables.
Les associations dont les actions sont dédiées à l’aide et au soutien de cette catégorie de malades tentent, tant que bien que mal de les accompagner et d’atténuer leurs souffrance, mais sans réellement y parvenir.
L’annonce de l’acquisition d’accélérateurs linéaires et l’ouverture de nouveaux services au niveau des Centre hospitalo-universitaire, cette année, n’a pas eu l’écho souhaité.
Pendant ce temps, les malades ne croient plus aux promesses sans lendemain, faisant état de prise en charge de cette situation des plus urgentes.
La gravité de la situation a été mise en relief par les familles qui ne cessent d’alerter la tutelle sur le manque de moyens matériels, et ce, au moment où le nombre de malades et de décès ne cesse d’augmenter d’année en année.
Certain services prévoient d’éloigner les rendez-vous si des capacités supplémentaires ne sont pas apportées.
Face à cette situation dramatique et, afin de mettre fin au calvaire des cancéreux, les familles interpellent les pouvoirs publics pour accélérer les procédures administratives et réceptionner rapidement les structures et les équipements indispensables à la prise en charge de ces malades.
Il y a également la nécessité de mettre une politique de maintenance efficace des appareils de radiothérapie.
Mais il n’y a pas que cela.
Il est urgent aussi de repenser la politique de la santé, qui a démontré ses limites.
La souffrance des cancéreux résulte de l’absence de stratégie d’action.
La wilaya d’Oran enregistre chaque année entre 300 et 400 nouveaux cas de cancer du sein et la grande majorité des femmes qui en sont atteintes subissent une ablation totale du sein, à cause du manque des possibilités de bénéficier d’une radiothérapie.
Au niveau de l’Etablissement hospitalo-universitaire «1er novembre» d’Oran, les deux tiers des femmes atteintes du cancer subissent une ablation totale du sein.
«Il est impossible d’envisager une ablation partielle ou une chirurgie conservatrice sans la garantie d’une suite avec une radiothérapie dans les délais», explique des spécialistes d’oncologie au niveau de cet établissement de santé.
Ainsi, les spécialistes recourent souvent à contre cœur, à la mastectomie, ou à la chirurgie mammaire non conservatrice.
Un choix souvent vécu comme un drame par les femmes qui le subissent.
La disponibilité de la radiothérapie est le seul garant pour renverser la donne et baisser le nombre des ablations totales à Oran.
Rayen H


