
Ces derniers jours, à haï chahid Mahmoud, commune de Hassi Bounif, les livreurs de lait pasteurisé qui spéculaient sur le prix du lait depuis plus d’une année pour qu’il soit vendu à raison de soixante dinars sont rentrés dans les rangs : le litre de lait est désormais cédé à vingt-cinq dinars seulement le litre, a-t-on constaté.
En effet, grâce à la campagne de lutte contre la spéculation sur les prix des produits alimentaires et des lourdes sanctions qu’ils encourent, les spéculateurs ont fini par comprendre que le jeu malsain auquel ils se sont livrés pendant plus d’une année pour se remplir les poches, les mènent droit en prison, et de ce fait ils ont fini par baisser les prix comme le veut la réglementation, ce qui n’a pas manqué de satisfaire les consommateurs.
A ce propos, l’un des citoyens de cette partie de la wilaya dira : «les spéculateurs nous ont dépouillés dans le but de se remplir les poches au détriment des ménages.
Ils ont créé de toutes pièces des pénuries sur les produits alimentaires de large consommation pendant plus d’une année.
Depuis quelques jours, les prix de quelques produits, tels que le lait pasteurisé, la semoule et l’huile de table ont sensiblement baissé et sont disponibles grâce au contrôle exercé par les services compétant et grâce aussi aux nouvelles mesures de sanctions auxquelles s’exposent ceux qui se lancent dans le jeu malsain de la spéculation ».
Ce chef de famille a, par ailleurs, émis le voeu que voir les services de contrôle poursuivre leur mission pour traquer et débusquer les spéculateurs de tous bords.
De son côté, un commerçant dira : «depuis trois jours, le livreur me livre mon quota de lait pasteurisé à raison de vingt trois dinars le litre, que je vends à vingt-cinq dinars, ce qui, bien sûr, satisfait mes clients.
Mais, mais sur ce quota, le livreur m’oblige à prendre une certaine quantité de lait de vache que je peine à vendre à cause de son prix qui est de cent dinars et parce qu’il ne résiste pas plus de deux jours même lorsqu’il est au frigo, ce qui veut dire que nous les détaillants, nous sommes exposés au problème de perte», affirme-t-il.
A. Bekhaitia


