
Les barrages routiers dressés au Brésil par des manifestants refusant d’accepter la défaite électorale du président d’extrême droite Jair Bolsonaro avaient pratiquement disparu vendredi et seules quelques dizaines d’irréductibles continuaient de protester devant des casernes.
Le dernier décompte de la Police fédérale des routes (PRF) faisait état de seulement 11 barrages dans cinq des 27 Etats du pays, et aucun d’entre eux n’empêchait totalement la circulation de véhicules. Depuis la défaite de Jair Bolsonaro face à l’icône de la gauche Luiz Inacio Lula da Silva à la présidentielle dimanche, la PRF dit avoir fait lever pas moins de 954 barrages sur des routes de tout le Brésil.
Le mouvement a commencé à s’essouffler mercredi, après la diffusion d’une vidéo du chef de l’Etat appelant ses partisans à «dégager les routes». Jeudi soir, il restait encore 34 barrages, contre plus de 250 mardi. L’indice Ibovespa Bourse de Sao Paulo a terminé la séance sur une hausse de 1,08%, après avoir grimpé de plus de 2% à l’ouverture, rassurée par cette amélioration du climat politique et social.
La Confédération nationale de l’Industrie avait averti mardi du «risque imminent de pénurie», notamment de carburant, si les axes routiers restaient bloqués. A Rio de Janeiro, en revanche, les manifestants avaient quitté la place située devant le commandement militaire local.
Après une campagne entachée par plusieurs épisodes de violence, une adolescente de 12 ans est décédée jeudi, succombant à ses blessures après avoir été blessée par balle quand elle célébrait la victoire de Lula dans la rue dimanche, à Belo Horizonte (sud-est).


