
Ne pas froisser son allié américain, tout en conservant ses liens avec l’Europe… Le Royaume-Uni joue tant bien que mal les équilibristes. Depuis le retour au pouvoir du versatile Donald Trump, Londres semble se détacher des États-Unis au profit du Vieux Continent, plus de cinq ans après le Brexit. Un rapprochement particulièrement visible ce vendredi 17 avril, alors que la France et le Royaume-Uni co-président une réunion en vue d’une mission pour « restaurer la liberté de navigation dans le dé
La « relation spéciale » entre le Royaume-Uni et les États-Unis, telle que Winston Churchill l’avait qualifiée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, est mise à rude épreuve. Un lien de plus en plus fragilisé entre les deux alliés historiques, « surtout depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche », constate auprès de BFM Joséphine Staron, analyste en géopolitique.
« On observe une incompatibilité politique entre le président américain et le Premier ministre britannique, Keir Starmer », note-t-elle. « Même si la relation se maintient entre le Royaume-Uni et les États-Unis, cela devient de plus en plus compliqué pour Starmer de soutenir Trump ».
Membre du Parti travailliste, qui avait soutenu la campagne de Kamala Harris lors de la dernière présidentielle, le chef du gouvernement britannique, en place depuis juillet 2024, ne partage aucunement les idées conservatrices du dirigeant américain. Et vice-versa. « La relation entre les deux hommes est difficile, et on ne voit pas comment elle pourrait s’améliorer », ajoute Joséphine Staron.


