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Déversement des eaux usées et débordement de l’Oued d’El Mohgoun : risques sanitaire et environnemental à Arzew

La problématique de l’assainissement des eaux usées se pose avec acuité dans la ville d’Arzew. Sa prise en charge nécessite des solutions adaptées. En effet à défaut de correction torrentielles, des quantités d’eaux usées sortent de l’ancienne canalisation conçue en plein milieu du canal qui traverse l’Oued d’ El Mohgoun, à cause justement de son obstruction par des déchets solides.

Durant la saison des pluies, les dalles en béton servant de fermoirs à la conduite principale qui traverse le centre urbain d’Arzew laissent échapper des fluides tout le long du canal, facilitant par conséquent le débordement de liquides aux odeurs nauséabonds.
Malgré leur robustesse, les petites dalles maniables qui cuirassent ladite canalisation souterraine ont été arrachées par les forts courants d’eau de pluie qui ont pris d’assaut l’Oued El Mohgoun.
Les dégâts causés par les intempéries à ce réseau d’assainissement dont l’infrastructure a été revêtus totalement en béton armé, à coups de milliards de dinars, autofinancé par le trésor communal, ont dévoilé des lacunes.
Aucune opération de drainage n’a été cependant entreprise dans le but d’endiguer les effets de ce déluge qui part du haut de la vallée, passant par de l’Oued El Mohgoun et tous qui se trouve sur le passage.
Ajoutant à cela la bidonvilisation de la cité Ahmed Zabana située sur les hauteurs de la ville d’Arzew, qui à défaut de réseau d’assainissement, a atteint des proportions alarmantes.
Plusieurs familles squattent de nouveau plusieurs sites à la cité Ahmed Zabana au point que certains ont érigé leurs constructions illicites sur le domaine forestier.
Ce quartier a été ceinturé par plusieurs constructions illicites, un véritable désastre pour la ville d’Arzew au vu de la quantité d’eaux insalubre qui s’y dégage et qui est anarchiquement connecté à ce canal d’Oued El Mohgoun pour rejoindre la mer, lorsque cette eau usée ne se déverse pas directement au centre de ce quartier, à l’image du marché qui est squattés par plus d’une centaine de familles.
Ces sites précaires, en ajoutant ceux de haï Gourine et de la cité Ahmed Zabana, donnent, à la deuxième agglomération de la wilaya d’Oran, le cachet de capitale des bidonvilles du pays.
Encouragés par le laxisme des responsables locaux, les squatteurs des espaces publics ont poussé le bouchon beaucoup trop loin, cette fois-ci, en construisant impunément des semblants de maisons jusqu’en bordure de mer.
La population d’Arzew constate amèrement, au quotidien, que les taudis fleurissent, en majorité dans des terrains inappropriés et dépourvus de toutes commodités, notamment les réseaux d’assainissement et d’eau potable, créant ainsi ce désastre sur la nature et empoisonnant le quotidien des riverain et ce, depuis belle lurette.
Rayen H

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