
Après les caves d’immeubles, les squatteurs de l’espace public semblent avoir jeté, ces dernières années, leur dévolu sur les terrasses d’immeubles où ils ont érigé des constructions, soit pour y habiter ou pour les louer.
Tout récemment, les autorités locales de la ville d’Oran ont dû intervenir pour déloger un squatteur qui n’a pas trouvé mieux que d’ériger «son» logement sur la terrasse d’un immeuble situé dans la périphérie de la place Maghreb.
Quelques jours auparavant, les mêmes autorités sont également intervenus dans d’autres quartiers de la capitale de l’Ouest pour démolir des baraques construites par des squatteurs.
il y a quelques années, une opération similaire avait été engagée par les mêmes services pour éradiquer des constructions érigées illicitement sur la terrasse de l’un des imposants immeubles de la cité « Péret».
A ce propos, il y a lieu de signaler que ce phénomène, même s’il demeure «marginal» en comparaison avec le squat des terrains situés dans les périphéries des grands centres urbains et même dans les localités de l’arrière- pays oranais où le «fawdawi» a pris des proportions inquiétantes, est appelé lui aussi à prendre de l’ampleur si les services compétents ne réagissent pas avec fermeté.
En effet, il est manifeste que les opportunités dont ont profité les familles occupant les bidonvilles, le plus souvent au détriment des résidents «autochtones », aussi bien des grandes villes que des localités rurales de la wilaya, ont donné des idées à une catégorie de citoyens qui ont jugé plus utile, voire plus judicieux de squatter une terrasse d’immeuble qu’un terrain agricole.
B.Sadok


