
Les services de radiologie des hôpitaux d’Oran (CHU et EHU) chôment depuis assez longtemps. Et pourtant, la demande, tant aux UMC qu’en service d’hospitalisation, connait actuellement une grande pression.
Chanceux sont les patients qui s’y rendent et arrivent à être examinés, les autres n’obtiennent que des rendez-vous pour des dates ultérieures.
Les malades rencontrés déclarent qu’ils ont été contraints de s’orienter vers les cliniques privés pour un scanner ou une simple radio.
Cette situation soulève la déception et la colère des malades.
Par ailleurs, d’autres patients venant des wilayas voisines se plaignent des longues distances qu’ils parcourent pour subir des examens radiologiques.
Pour la plupart de ces malades, l’alternative du privé n’est pas à leur portée au regard du coût élevé des examens qui est au-dessus de leurs moyens financiers.
Tous les scanners des hôpitaux publics d’Oran sont soit en panne, soit en réparation, soit quasiment à l’arrêt.
Ce qui pousse très souvent les malades à se rabattre sur le privé pour effectuer leurs examens, (scanner, radio de base, téléthorax, etc).
Ces examens sont, faut-il le souligner, hors de portée pour certaines bourses.
A ce propos, les responsables du CHU d’Oran avancent comme argument la pression que subit le service étant donné que l’appareil de radiologie des services des urgences est en panne.
Avec l’arrivée du nouveau directeur général, la population oranaise s’attend à la reprise du plan de réformes du secteur, à travers une remise à niveau accompagnée d’une enveloppe budgétaire conséquente pour palier ces lacunes qui pénalisent les malades depuis des années.
Le discours officiel fait croire que tous les problèmes de la santé sont réglés, alors qu’il est clair qu’une insuffisance chronique en matière de qualité des soins, à tous les niveaux, se fait ressentir de plus en plus sur les citoyens.
Cela fait plus de six mois que les services de radiologie des différents établissements renvoient les malades pour des rendez-vous ultérieurs ou vers les opérateurs du privé.
Les praticiens et spécialistes, entres autres malades rencontrés confirment ces défaillances et soulignent qu’eux aussi rencontrent beaucoup de difficultés pour établir correctement les diagnostics en raison du manque d’appareils neufs et modernes.
«Le parc a réellement vieilli. Le nombre de personnes examinées dépasse la cinquantaine par jour. Des échographes tournent également H24. Il est tout à fait normal que ces appareils finissent par s’arrêter», sont-ils unanimes à souligner avant de préciser que la maintenance fait défaut.
Rayen H


