
Les commissions spéciales qui sont à pied d’oeuvre sur le terrain, contrôlent les promoteurs immobiliers quant au respect des lois en vigueur.
Des extensions illicites, des terrains et des trottoirs squattés dans le cadre des travaux, sont souvent soulevés.
Il faut dire que l’anarchie de l’urbanisme règne au niveau de la ville d’Oran a pris des proportions alarmantes après des années de laisser-aller.
Des promoteurs immobiliers venus de toutes les wilayas du pays, qui s’abattent sur les assiettes et les vielles bâtisses pour y ériger des tours, ne rendent aucune attention à l’aspect urbanistique des endroits où ils comptent ériger leurs buildings.
Pis encore, ces dépassements sont autorisés par les services habilités, qui sont directement responsables de cette anarchie et cette défiguration de l’harmonie de l’urbanisme qui faisait jadis la beauté de la ville d’Oran avec son mélange entre les styles des différentes civilisations européennes et ottomanes.
Les dernières mesures prises dans ce cadre avec la limitation des étages des promotions immobilières et l’interdiction des installations en gaz naturel dans les étages supérieurs, ne vont pas arranger les choses, selon les observateurs, puisque ‘’le crime’’ est déjà commis, surtout que plusieurs lois qui existaient auparavant ont été carrément bafouées.
Ces permis de construire sont douteux, affirment-ils, comment peuton autoriser la réalisation d’un R+16 avec un garage au sous-sol, au milieu d’un ensemble immobilier ? A plusieurs reprises, des voisins ont exprimé leur refus à la réalisation d’un tel projet, mais en vain.
Pourtant les craintes soulevées par les contestataires sont légitimes, puisque plusieurs travaux de tours d’immeubles ont causé des affaissements et des effondrements des habitations jouxtant le lieu des travaux.
A Oran, les plans d’urbanisme existent, mais c’est plutôt leur exécution qui pose problème.
Si ces plans ont permis de rationaliser en partie l’occupation des espaces urbains, force est de constater que l’évolution et l’état d’anarchie dans lequel se trouve la ville ne permettent pas de valider leur efficacité.
Les plans, faits par des bureaux d’étude négligent parfois les aspects sociologiques, et sont donc inadaptés.
J.M


