Des narcotrafiquants condamnés à 18 mois et 6 ans de réclusion Siégeant en audience mardi, la Cour criminelle de Sidi Bel Abbés a condamné à 6 ans de réclusion criminelle, les dénommés T.S et A.M à 6 ans de réclusion, alors que leur complice a écopé quant à lui de 18 mois de prison ferme.
Ces derniers étaient poursuivis pour constitution d’un réseau criminel organisé, d’importation de drogues de façon illégale et stockage et écoulement de drogues et pour le délit de violation de la législation et de la réglementation des changes et des mouvements de capitaux de et vers l’étranger.
L’affaire a été traitée par la Police judiciaire de Sidi Bel Abbes suite à des informations qui lui étaient parvenu concernant le dénommé A M de nationalité marocaine, à la tête d’un réseau de narcotrafiquants composé de 8 individus.
Les enquêteurs sont parvenus à arrêter, dans la wilaya d’Oran, trois individus répondant aux initiales de T.S, A.K et B.A, impliqués dans l’affaire d’introduction, dans le territoire national, de drogues de façon illégale et stockage et écoulement de ces produits prohibés.
Lors de l’interrogatoire, l’accusé A.K a dénoncé le dénommé T.K qui avait facilité l’arrivée « du cerveau du réseau » des frontières marocaines et l’avait accueilli dans son magasin à Oran, où ils lui ont procédé à une opération d’échange d’un montant de 10.5 milliards de dinars en euros.
Il avait affirmé dans ses déclarations ne pas savoir que cet argent provenait du commerce des drogues.
L’argent a été remis à leur complice A.A pour le transférer à Dubaï.
Les mis en cause ont dénoncé 4 autres complices de nationalité marocaine qui approvisionnaient le réseau en drogues et diront avoir réussi à acheminer une quantité d’un quintal de kif traité pour la transférer vers la wilaya de Tébessa.
Lors de l’audience, les accusés se sont rétractés sur leurs déclarations et ont nié toutes les accusations portées contre eux.
L’avocat du ministère public a requis la perpétuité à l’encontre des 3 narcotrafiquants, qui ont été finalement condamnés à de la prison ferme.
Fatima A.


