
Situé au quartier populaire d’El Hamri, le cimetière «El Malh» est l’un des plus anciens de la commune d’Oran. Malheureusement, de nombreux visiteurs ne respectent pas ce lieu sacré en y laissant des déchets et des talismans utilisés dans la pratique de la sorcellerie.
C’est un phénomène honteux et récurrent qui a conduit des dizaines de volontaires à se rassembler pour nettoyer ce lieu du repos éternel et y restaurer la dignité des morts.
L’opération de nettoyage a été organisée par la commission hygiène de santé et environnement de la commune d’Oran, en coordination avec des volontaires, des membres de la société civile et des élus municipaux.
Les bénévoles ont travaillé pendant plusieurs heures pour collecter plus d’une tonne de déchets divers, notamment des bouteilles en plastique, des sacs en plastique, des emballages alimentaires et d’autres types de déchets qui avaient été abandonnés par des visiteurs négligents.
En outre, des quantités importantes de talismans utilisés dans la pratique de la sorcellerie ont été découvertes, lors de cette action citoyenne.
Parmi les objets découverts par les bénévoles, il y a lieu de citer, outre des talismans (hrouz), des sous-vêtements de femmes et des photos de victimes ensorcelées enterrées dans certaines des tombes abandonnées.
Les dépassements enregistrés ont frôlé les limites de la raison, ce qui constitue une violation flagrante de la sacralité des morts, sans compter les autres déchets, tels que des bouteilles et des sachets en plastique éparpillés dans le moindre recoin.
Toute cette situation honteuse et scandaleuse est due en premier lieu à l’ignorance des citoyens qui n’hésitent pas à consulter des charlatans.
Il faut savoir que le sacrilège des tombes est puni par le Code pénal.
Dans ce sens, l’article 60 du code pénal 09/23 décembre 2006, portant pénalisation de tout acte de profanation de sépultures des martyrs, punit de 05 à 10 ans d’emprisonnement assortis d’une amende allant de 20.000 à 100.000 Da, tout profanateur de tombes.
L’article énonce que toute personne accusée de profanation de tombeaux ordinaires encourt une peine de 6 mois à une année d’emprisonnement assortie d’une amende d’un à deux millions de centimes.
Ziad M


