
Le Sri Lanka est sur le point de reporter pour une durée indéterminée les élections locales prévues en mars, selon la Commission électorale, au grand dam de l’opposition dont les protestations mardi ont provoqué l’ajournement de la séance au Parlement.
Le Trésor public a refusé de financer l’impression des bulletins de vote, le carburant ou la protection policière des bureaux de vote, suivant une requête de la Commission électorale.
« J’avais récemment pris l’engagement devant la Cour suprême que le scrutin aurait lieu à la date prévue », a déclaré aux médias le président de la Commission électorale indépendante, Nimal Punchihewa.
« Mais j’informe à présent la Cour que nous ne pourrons pas l’organiser parce que le gouvernement ne débloque pas les fonds nécessaires », a-t-il poursuivi.
La plus haute juridiction du pays en faillite devrait rendre sa décision jeudi.
Le Parlement a ajourné sa séance mardi dès l’ouverture quand des députés de l’opposition ont brandi des pancartes et protesté contre ce qu’ils ont appelé les manœuvres du gouvernement pour saboter le scrutin du 9 mars.
Le coût du scrutin a été estimé à environ 10 milliards de roupies (27,6 millions de dollars).
Dans le cadre des mesures d’austérité instaurées en janvier, le ministère des Finances avait annoncé le gel des dépenses d’investissements non essentiels.
Tout investissement supérieur à 500 millions de roupies doit être impérativement autorisé par le Trésor public, avait alors déclaré un responsable du ministère.
L’île d’Asie du Sud de 22 millions d’habitants qui a fait défaut en avril sur sa dette extérieure, évaluée actuellement à 46,5 milliards de dollars, cherche à finaliser un plan de sauvetage de 2,9 milliards de dollars avec le Fonds monétaire international.
Le Sri Lanka va rester en faillite au moins jusqu’en 2026, a récemment prévenu le président Ranil Wickremesinghe appelant à soutenir ses réformes pour redresser l’économie du pays.


