
Engagée sous la houlette de la direction du Logement, l’opération de relogement et de démolition de l’immeuble de la rue des frères Chemloul, à hai Sidi El Bachir (ex-Plateau) en plus de deux autres immeubles limitrophes menaçant ruine, situés à la rue des Frères-Niati, s’est poursuivie ce week-end.
Un renforcement sécuritaire important a été mis en place afin d’assurer la sécurité des lieux, avec la mobilisation des agents de l’APC pour aider les familles, indique-t-on.
Néanmoins, si le relogement a fait le bonheur des familles sinistrées toute heureuses de quitter ces immeubles de la mort pour des appartements décents à Oued Tlélat, les propriétaires des magasins situés en bas des immeubles ont dénoncé leur «expulsion».
Rencontrés, jeudi en marge de l’opération d’évacuation des lieux, deux des six commerçants de ce boulevard connu pour être l’un des hauts lieux du commerce des téléphones portables et de leurs accessoires, nous ont fait part de leur mécontentement quant à la décision de les expulser de leurs magasins.
«Je suis propriétaire de mon magasin, il est acté, j’ai déboursé plus de 2 milliards pour l’acheter, et je me retrouve aujourd’hui dehors sans être indemnisé. Ils peuvent laisser le magasin qui est situé sur le grand boulevard de Plateau, et je m’engage à le réhabiliter, je suis même prêt à acheté toute l’assiette et reconstruire mon magasin de nouveau», nous dira l’un des six propriétaires touchés par la démolition des immeubles.
La décision de démolir les immeubles limitrophes de celui qui s’est effondré lundi, a été prise sur place par le wali d’Oran, qui a donné des instructions d’inclure les magasins situés en bas, rappellet- on.
Il est à rappeler également que, des décisions d’évacuer les lieux ont été remises aux propriétaires et aux locataires des magasins, par la direction du Commerce.
L’un d’eux vient tout juste de payer le loyer d’une année, et aussitôt il s’est retrouvé dehors, à son grand dam.
Les commerçants ont longtemps parlé avec le chef de la daïra d’Oran qui supervisait les travaux de démolition et l’opération de relogement, essayant de trouver un terrain d’entente, ou une solution idéale pour éviter de subir de lords préjudices financiers.
Cette affaire risque de faire couler beaucoup d’encre, car les commerçants ne sont pas près à baisser les bras, eux qui voient leurs investissements respectifs s’évaporer devant leurs yeux.
Le wali d’Oran, Saïd Saayoud avait affirmé que, les squatteurs des immeubles menaçant ruine et classés «rouge», seront identifiés.
Il faut dire, qu’une grande partie des immeubles évacués au niveau des quartiers de la ville, sans être inquiétés par les responsables du secteur, c’est le cas de l’immeuble situé près de la maternité où des familles ont squatté les lieux dans l’impunité totale.
J.M


