
Au moment où les communes de la wilaya se préparent à la grande opération de relogement prévue le 5 juillet prochain, certaines familles continuent de caresser le rêve d’être parmi les heureux bénéficiaires.
Cela est le cas, notamment de 4 familles squattant les vestiaires du boulodrome de Gdyel.
Sur place, nous avons pu constater l’ampleur de la souffrance dans laquelle vivent ces familles avec leurs enfants, depuis plus de 4 ans.
Selon un père de famille: «nous vivons ici depuis 4 ans dans des conditions, le moins qu’on puisse dire, lamentables. Les responsables de la commune et de la daïra de Gdyel, sont au courant de nos cas, des commissions sont venues faire un constat, mais rien de plus, nous attendons, depuis, une convocation mais en vain.» et d’ajouter: «nous étions inscrits au même titre que les anciens occupants des locaux commerciaux situés près du nouveau tribunal. Mais à notre grande déception, eux ont bénéficié de nouveaux logements décents, alors que nous, nous avons été ignorés. Pourtant nous répondons à tous les critères requis pour en bénéficier. Nous n’habitons pas avec nos enfants dans ces conditions de misère si nous possédons des biens ou des lieux où aller vivre dans de bonnes situations». Il est à rappeler que, les familles ayant squatté les locaux dits du Président, ont été relogés le 9 avril dernier au niveau de la commune de Benfréha.
Les services de la daïra de Gdyel ont affirmé que l’opération se poursuivra dans les prochains jours afin de reloger les familles vivant dans des situations difficiles à Gdyel et Benfréha.
Une lueur d’espoir pour les habitants des vestiaires du boulodrome, qui nous ont fait part de leur souffrance au quotidien, avec des sanitaires collectifs qui sont accessibles à tous, en plus des risques de maladies dans ces conditions et les menaces des rats qui sont omniprésents dans les lieux.
Ces familles se demandent pour quelles raisons elles n’ont pas été intégrées dans l’opération de relogement des squatteurs des locaux commerciaux, alors qu’elles étaient inscrites dans la même liste.
Elles espèrent tout de même qu’elles sont toujours concernées par le relogement, et qu’elles n’ont pas été «rayées» des perspectives des responsables locaux.
J.M


