Une fois n’est pas coutume et au lieu de tomber à bras raccourcis sur un responsable local on va plutôt l’encenser et mettre en relief son comportement.
Le jour de l’Aïd, nous avions été témoin, au niveau de la gare routière de la ville d’Ain Temouchent, d’une scène qui nous a fait chaud au coeur et qui nous a permis de reconnaitre que l’administration algérienne, au-delà des tares dont elle est affublée compte des cadres compétents, humains et responsables.
Ce jour-là, M. Bouras Rachid, le directeur des transports de la wilaya de Ain Temouchent avait sacrifié sa journée de repos pour se rendre au niveau de la gare routière et vérifier le respect, par les transporteurs, du tableau de permanence établi pourtant d’un commun accord avec leurs représentants.
Sur les lieux, il avait constaté l’absence des bus et taxis affectés aux lignes Ain Temouchent –Sidi Bel Abbès et Ain Temouchent-Tlemcen.
Il avait remarqué que les familles étaient livrées à elle-même et attendaient vainement l’arrivée d’un hypothétique taxi.
Après plusieurs appels téléphoniques passés, il a pris la décision de réquisitionner des bus et des taxis pour les affecter au transport vers ces lignes.
Certes, il n’a fait que son travail, et il a usé d’un droit que lui confère la loi, mais sa présence, le jour de l’Aid au niveau de la gare routière est déjà à saluer car, il faut le reconnaitre combien de responsables ont pris la peine d’assumer leur mission alors que tout le pays vivait la ferveur de l’Aid.
C’est un comportement dont nous avons été témoins et que nous avons tenu à saluer.
Son intervention pour réquisitionner et affecter des véhicules au transport de familles est un geste qui a permis de les soustraire à la cupidité des transporteurs clandestins qui avaient envahi la station et qui avaient surtout fait flamber les prix pour profiter de l’aubaine.
A titre d’exemple, le prix d’une place dans un taxi régulier, entre Oran et Ain Temouchent est fixé à 250 dinars, mais le jour de l’Aid, les « Clans », voulant profiter de l’occasion, l’ont porté à 600 dinars rien que ça.
Si tous les responsables locaux faisaient preuve du même comportement que M. Bouras Rachid, beaucoup de problèmes qui font souffrir le peuple disparaitraient.
R.R


