
Quelque 300 familles afro-colombiennes et indigènes sont victimes de déplacements forcés, dans le département de Choc (nord-ouest de la Colombie), à cause d’affrontements entre le Clan del Golfo (gang criminel de trafic de drogue) et la guérilla de l’Armée de libération nationale (ELN).
Le Médiateur de Colombie a précisé que quelque 1.500 personnes sont arrivées ces derniers jours aux sièges municipaux d’Istmina et de Nivita, en provenance du San Juan, où les communautés sont constamment exposées à des affrontements entre groupes armés.
L’Ombudsman a averti qu’il y a « un nombre important de familles » qui n’ont pas pu fuir les violences en raison « du risque de nouveaux affrontements entre les groupes armés ».
Le Bureau des droits de l’Homme des Nations unies a également évoqué la situation dans la région, où il a documenté « des violations des droits de l’Homme et des violations du droit international humanitaire (DIH) ».
Lundi, une commission gouvernementale se rendra dans la région, selon la représentation de l’ONU en Colombie, qui a appelé les groupes armés « à respecter le DIH et en particulier les principes de précaution, de proportionnalité, de distinction et d’humanité ».


