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Une réunion technique a été tenue pour dresser l’état des lieux : l’APC d’Oran relance le dossier de l’hôtel de ville

Mis en stand-by depuis plusieurs années, le dossier de la restauration de l’hôtel de ville a été enfin à l’ordre du jour d’une réunion au niveau du cabinet du maire.

Cette rencontre, qui a eu lieu il y a quelques jours, a regroupé les responsables locaux et les chefs des services techniques de l’APC.
Toutes nos tentatives de savoir les résultats de cette réunion ont été vaines, mais selon nos sources, les responsables de l’APC cherchent à assurer le financement de cette opération, qui consiste à refaire les parties intérieures de l’édifice emblématique de la place d’Armes, des années après la fin de la restauration extérieure qui a sauvegardé le bâtiment et redonné à la placette son lustre d’antan.
Contrairement à l’intérieur qui s’effrite peu à peu, notamment après l’incendie qui ravagea une grande partie.
Le ministère de l’habitat aurait promis de financer ces travaux, ce qui a permis à l’APC de relancer le dossier qui traîne depuis des années.
Les retards des travaux et les scandales ont, en effet, entaché cette vaste opération qui a nécessité de grands budgets et beaucoup plus de temps que prévu.
L’hôtel de ville, communément appelé Dar Sbouâa, qui depuis 2012, n’a toujours pas été livré a passé des mains de l’entreprise italienne au groupe Hasnaoui.
Mais, la mairie d’Oran n’est pas parvenue à lancer les travaux faute de financement.
Un véritable casse-tête pour les responsables locaux qui sont obligés de travailler dans des locaux provisoires depuis plus d’une décennie.
L’image extérieure de l’hôtel de ville dont les travaux sont achevés contraste avec la situation catastrophique dans laquelle se trouve la bâtisse de l’intérieur.
En effet, des parties s’effritent peu à peu, ce qui peut remettre tout le travail à zéro.
Car ce sont les travaux des parties intérieures de ce chef-d’oeuvre architectural, qui ont freiné cette avancée, en dépit des rallonges budgétaires accordées par l’Etat.
Même si les visiteurs de la ville peuvent voir et photographier Dar Sbouâa de l’extérieur, l’envers du décor prouve que la gestion de ce dossier a été toute aussi désastreuse que d’autres projets qui ont subi le même sort.
Ce joyau architectural et imposant bâtiment historique de la ville d’Oran, a été inauguré en 1886.
Il a abrité le siège de l’administration de la ville d’Oran.
Il a été qualifié par Albert Camus de «mairie prétentieuse», connu par les Oranais comme «Dar El Sbouâa».
Pour les autres, cette belle construction dans le style éclectique de la fin du XIXe, suscitait l’admiration aussi bien de la population de la ville que des visiteurs étrangers par sa remarquable architecture.
C’est un magnifique édifice dont les escaliers majestueux sont faits d’un marbre rare.
Au deuxième étage, il y a la salle des fêtes, Le plafond de la salle des fêtes est gracieusement orné d’allégories, de peinture et de stucs, qui sont de véritables chefs-d’oeuvre.
Par ailleurs, il y a la salle des Actes ou de Délibérations d’une grande magnificence.
L’entrée majestueuse de la mairie est embellie par la garde de deux lions sculptés par l’artiste animalier français Auguste Caïn (1889), reflétant le nom de Wahran.

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