
Les pouvoirs publics devraient entamer des enquêtes approfondies pour mettre la lumière et identifier les services techniques ayant abandonné, dans le cadre de leurs missions, les espaces verts et autres jardins publics qu’ils sont censés entretenir.
Ces espaces de détente sont, en effet, faute de prise en charge sérieusement, menacés de disparition du paysage urbain de la ville d’Oran et de se périphérie.
Cela est le cas, notamment du petit jardin situé près du marché de fruits et légumes de hai Es- Sabah, dans la commune de Sidi Chahmi aménagé, il y a une année, à l’occasion des derniers Jeux méditerranéens, que la capitale de l’Ouest avait abrités du 26 juin au 5 juillet de l’année écoulée.
Ce lieu de détente se trouve actuellement dans un état lamentable, avec entre la disparition presque totale de sa couverture végétale et autres arbustes pétrifiés en l’absence d’arrosage et d’entretien réguliers.
En effet, malgré les directives des services de la wilaya et de son premier responsable relatives à la prise en charge des espaces verts , le jardin hai Es-Sabah conçu seulement durant la saison estivale écoulée a été complètement mis aux oubliettes, selon des citoyens résident au voisinage dudit site de détente, ce qui a , inévitablement causé la perte de cette aire verdoyante dont la réalisation a créé une animation particulière dans le quartier en question Ceci dit, à défaut d’apport constant en eaux, les arbres se ont dépéri les uns après les autres, perdant ainsi, leurs troncs et leur feuillage.
Face à cet état de fait, un résident dont l’habitation est situé à proximité de cet espace vert s’interroge: « On ne comprend pas pourquoi, ils ne viennent pas pour arroser cet espace vert Ces plantes ne sont pas faites en plastique. Elles ont besoin d’eaux pour vivre. Pourquoi ce gaspille de l’argent public? On vient, on plante gazons et arbustes et on s’en va. Quelques mois après, les plantes meurent et on recommence l’opération. N’est-ce pas une dilapidation des deniers publics? Et d’ajouter: « pourtant, notre religion musulmane nous interdit de gaspillage puisque les gaspilleurs sont les frères des diables», déplore notre interlocuteur.
Face à cette triste situation, la nécessité s’impose donc de mettre en place en urgence un dispositif d’arrosage automatique au niveau de ce jardin pour sauver au moins le gazon pouvant se régénérer, s’il reçoit le précieux liquide de régulièrement et en quantités suffisantes.
Pour les arbres, leur sort et déjà réglé, car ils s’apparentent à de morceaux de bois sans vie.
Dans la foulée, les citoyens locaux se demandent pourquoi investit-on des centaines de millions de dinars pour la réalisation d’espaces verts et pour la création de jardins équipés de jeux, pour les laisser ensuite à l’abandon? De toutes les façons, cet acte de négligence est condamné par les habitués de ce jardin familial, lesquels pensent que ces pratiques sont du gaspillage de l’argent public auquel il faudrait mettre un terme si on veut sauver le tissu urbain du grand Oran.


