
Le syndicat des médecins soudanais a alerté vendredi sur le taux élevé de mortalité des patients dans les hôpitaux soudanais en raison d’une pénurie de médicaments dans ce pays théâtre d’affrontements armés qui se poursuivent pour le quatrième mois.
Selon un porte-parole du syndicat cité par la chaîne de télévision Al Hadath, la plupart des zones où les combats entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) se poursuivent, les centres médicaux étaient « complètement hors service ».
Il a averti qu’avec l’arrivée de l’automne, la situation épidémiologique au Soudan se détériorerait fortement et que la propagation des maladies pourrait devenir incontrôlable.
Il a, par ailleurs, estimé que le taux de mortalité des patients atteints de maladies chroniques, qui ne reçoivent pas de soins appropriés en raison d’une pénurie de médicaments, est « plus élevé » que celui des participants aux affrontements armés.
A la mi-juillet, le syndicat des médecins avait signalé que seuls cinq établissements de santé fonctionnaient dans la capitale soudanaise Khartoum et dans ses villes adjacentes, Omdurman et Bahri.
Des affrontements ont éclaté le 15 avril dernier entre l’armée et les FSR faisant jusqu’à présent plus de 3.000 morts et au moins 6.000 blessé.


