
En plus de l’occupation il légale des trottoirs et, de puis un certain temps les la chaussée par les commerçants des fruits et légumes et par les gardiens de voitures autoproclamés, et après l’occupation des plages par les pseudos plagistes, c’est au tour des espaces verts de connaitre ce triste sort.
A titre illustratif, il y a lieu de relever le cas du jardin citadin où chaque soir, l’exploitant de kheima dépose au moins une soixantaine de tapis (nattes) sur une importante superficie de l’une des pelouses sur lesquelles il dépose des tables en plastique pour vendre du thé aux visiteurs qui désirent. Ce qui s’apparente à un salon de thé en plein air, est en fait un «établissement commercial» illégal dont le propriétaire s’est arrogé le droit d’occuper une surface théoriquement destinée aux visiteurs.
Ces derniers, n’ont-ils pas le pas le droit de jouir de l’espace qui leur est réservé? Les espaces publics sont-ils privatisés de fait? C’est la question qui se pose au vu des dépassements de toutes sortes que le citoyen constate chaque jour que Dieu fait.
Par ailleurs, il est important de préciser que de très nombreuses familles accompagnées de leurs enfants visitent, chaque soir, ce jardin en cette période de fortes chaleurs pour se détendre et prendre un bol d’air frais. Ce qui est constaté est que les prix des produits alimentaires et les friandises qui se vendent dans les box installés à l’intérieur dudit jardin sont tout simplement exorbitants.
Une petite bouteille d’eau minérale est vendue à raison de quarante dinars, soit deux fois plus cher que dans les magasins, alors que celle d’un litre et demi est proposée au prix de cent dinars au lieu de trente-cinq et quarante dinars, ou encore le cornet de crème glacée, qui est proposé à centcinquante dinars, alors qu’au centre- ville, le même cornet et de meilleure qualité est cédé à quatre-vingts dinars seulement.
Le verre de jus (boisson fabriquée à partir d’une poudre artificielle) est vendu, quant à lui, pas moins de cent dinars, tout cela sans citer les conditions d’hygiène qui laissent à désirer. Pourtant, ce jardin ne se trouve pas dans un endroit isolé où il faut user d’importants moyens pour approvisionner ces locaux commerciaux, mais il se trouve bel et bien en milieu urbain où il existe des grossîtes de produits alimentaires.
A.Bekhaitia


