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Les bourses des parents pour l’achat du trousseau et des fournitures scolaires promises à une saignée : Appel pour simplifier les démarches d’importation

A quelques jours de la rentrée scolaire, les chefs de familles ne savent plus où donner de la tête pour fournir le trousseau scolaire .

Depuis que la tutelle a annoncé le contenu des fournitures scolaire, pour mettre en avant le concept de la mise en oeuvre des mesures visant à alléger le poids des cartables et de la rationalisation des achats des fournitures scolaires, rien ne va plus pour les parents.
Il s’agit, par ce concept, de «rationaliser l’utilisation des fournitures scolaires, notamment des cahiers, dont une grande partie reste inutilisée à la fin de l’année», et «à réduire le coût de ces fournitures», a-t-on expliqué notre source du département pédagogique.
Malheureusement cela n’expiera pas les parents car c’est une rentrée scolaire qui s’annonce très difficile et qu’ils vont devoir faire face, une nouvelle fois, à une rude épreuve.
La question de la flambée des prix des fournitures scolaires a, en effet, fait couler beaucoup d’encre ces dernières semaines suite à l’augmentation de près de 10% pour la plupart des fournitures qui a quasiment doublé la facture.
Même munis de la liste publiée par le ministère de l’Education nationale, les parents aux revenus moyens ou modestes mènent un véritable travail de prospection pour dénicher les fournitures scolaires aux meilleurs prix.
Ceux qui tirent leur épingle du jeu, ce sont les parents d’élèves de première année primaire.
La liste a été réduite à 2 cahiers de 64 pages, 1 cahier de dessin, 3 protègecahiers et les incontournables ardoise, trousse avec stylos, crayons et gomme, soit environ 1000 DA… Mais le nombre de cahiers et autres fournitures augmentent au fil des classes du primaire pour atteindre pour un élève de 5e Année Primaire, 8 cahiers de 64 pages, 3 cahiers de travaux pratiques de petit format et 11 protège-cahiers, pour atteindre un peu plus de 4 000 DA.
Pour les collégiens, même si le ministère a banni les fameux cahiers de 288 pages pour les matière principales et opter pour les cahiers de 120 pages et 96 et 32 pages pour les autres matières, la facture tourne en moyenne autour de 4 500 DA en comptant stylos, crayons et autres… sans compter la fameuse calculette électronique exigée au CEM. Pour les lycéens, les listes diffèrent selon les filières mais les cahiers de 288 pages s’imposent pour les matières principales, ajouter à cela plusieurs autres cahiers de 120 et de 96 pages, la facture peut facilement monter autour de 6 500 DA.
Les parents qui ont trois ou quatre enfants scolarisés avec les nouveaux prix qui ont doublé, sont vraiment à plaindre.
«C’est impossible d’assurer une bonne rentrée à ses enfants avec une telle cherté», explique-t-on.
L’Organisation algérienne du protection et d’orientation du consommateur et son environnement (APOCE) qui effectuait des sortie sur le terrain a déjà tiré la sonnette d’alarme sur la flambée des prix des fournitures scolaires qui ont atteint un taux de 150% à 250%, citant notamment l’exemple du prix d’un cahier de 96 pages, passé de 95 à 145 DA.
L’APOCE avait ainsi lancé un appel aux pouvoirs publics afin d’intervenir rapidement pour trouver des solutions à cette flambée des prix qui ne ménage aucune bourse.
Car à l’instar des fournitures, il faut aussi un cartable dont les prix varient entre 2 000 DA et 12 000 DA et les vêtements qu’il incombe d’acheter.
En clair, il faudra débourser plus de 10.000 DA pour habiller et équiper un enfant d’une famille au revenu modeste.
Cependant, bien que les parents se trouvent dans l’obligation de se serrer les coudes, ils sont prêts à assurer tous les articles qu’il faut pourvu que leurs enfants réussissent.
Les représentants de la filière de la papeterie, pour leur part, pointent du doigt le processus de la délivrance des licences d’importation, que l’autorité publique « libère » très en retard par rapport au processus.
«Un retard qui risque de causer une pénurie sans précédent ou une flambée des prix des fournitures scolaires en prévision de cette rentrée», expliquent des gérants de papeterie.
Toutefois, les associations dont celle des parents d»élèves et de la protection des consommateurs, lancent un appel pour simplifier les démarches d’importation aux opérateurs économiques intervenant dans le secteur, tout en exhortant les producteurs nationaux à faire un effort pour augmenter leur production.
Rayen H

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