
Le G20 a intégré officiellement samedi l’Union africaine (UA), une des premières annonces concrètes à sortir de la réunion ce week-end à Delhi des dirigeants de ce club des plus grandes économies mondiales.
« Cette adhésion pour laquelle nous nous sommes mobilisés offrira un cadre propice pour amplifier le plaidoyer en faveur du continent et pour son efficace contribution à relever les défis mondiaux », s’est félicité le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, dans un message sur le réseau social X (ex-Twitter).
Etablie à Addis Abeba, capitale de l’Ethiopie, l’UA totalise trois mille milliards de dollars de PIB.
Le continent n’était jusque-là représenté au G20 que par un seul Etat, l’Afrique du Sud, dont le président Cyril Ramaphosa s’est dit « ravi » de la place offerte à l’UA.
L’entrée de l’Union africaine au G20 va offrir « une voix et une visibilité » à l’Afrique, continent qui affiche aujourd’hui « la croissance la plus rapide », et lui permettra de faire valoir ses intérêts et ses points de vue au sein de l’instance, s’est félicité samedi le président kényan William Ruto.
« En tant que continent, nous nous réjouissons de faire davantage avancer nos aspirations sur la scène mondiale, en utilisant la plateforme du G20 », a aussi réagi sur X la présidence du Nigeria, également invitée à la réunion de Delhi.
L’Inde a affiché sa volonté d’être, pendant sa présidence du G20, le porte-voix pour « les besoins des pays du Sud ».


