
Le service de la radiologie de l’établissement hospitalier « Dr Medjbeur Tami » d’Ain El Türck, qui dispose uniquement d’un scanner et d’une échographie, souffre d’un cruel manque de spécialistes en radiologie.
Cependant, seule une seule radiologue est encore en activité. Du coup, la garde n’est pas assurée durant la nuit en raison de l’absence de médecins praticiens dans ce service.
Face à cet état de fait, une situation, faut le souligner, pénalise aujourd’hui, durement, des centaines de malades souffrants de pathologies délicates et graves qui souhaitent passer une imagerie médicale que ce soit le scanner ou l’échographie, quant à l’IRM (imagerie par résonnance magnétique), cet outil médical de pointe est indisponible.
En fait, ce sont les services des urgences medico chirurgicales (UMC) qui sont les plus touchés, notamment lorsqu’il agit d’une urgence durant de nuit ou le week end, ce qui complique la situation des malades qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Cela est le cas notamment, avant-hier (vendredi), ou une patiente habitant dans la daïra d’Ain El Türck, souffrant d’une douleur abdominale, a été transférée par les services des urgences medico chirurgicales (UMC) dudit hôpital vers le CHU Oran pour passer un scanner en raison de l’indisponibilité de la garde du service de la radiologie, finalement la patiente a recouru à un cabinet privé, situé dans la périphérie d’Oran et ce, pour passer un examen médical avec un prix dépassant les 10.000 DA.
La patiente est retourné ensuite à l’établissement hospitalier « Dr Medjbeur Tami » d’Ain El Türck afin de subir l’intervention chirurgicale. Comme vous pouvez le constater, aujourd’hui, vendredi, même les cliniques privés sont fermées à Ain El Türck, il a fallu aller jusqu’à Oran pour faire un examen de scanner, que de temps perdu, et surtout de risques, si l’hôpital disposait de la garde la nuit et durant le week end, ca aurait changé la donne. En somme, à l’heure actuelle, les besoins en soins se multiplient de plus en plus pour la population de la corniche oranaise, mais les radiologues qui sont un maillon précieux du système de santé font défaut. Y’aura t-il d’initiatives urgentes pour lutter contre la pénurie contre cette profession si indispensable à la santé du citoyen ?.
Lahmar cherif m


