
L’Établissement Hospitalier Universitaire (EHU) « 1er Novembre 1954 » d’Oran et la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) de Mauritanie ont signé, ce mardi, une convention de partenariat visant à renforcer la coopération médicale entre les deux pays.
Cet accord facilitera l’accès des patients mauritaniens aux soins spécialisés en Algérie, notamment pour des pathologies nécessitant des technologies de pointe non disponibles en Mauritanie. La cérémonie de signature s’est tenue en présence du directeur général de l’EHU d’Oran, M. Bar Rabah, et de son homologue mauritanien, M. Mohamed Mahmoud Jaafar Eddahabi.
Ce dernier a salué la qualité des prestations offertes par l’établissement algérien, soulignant son rôle de référence en matière de soins dans la région. Il a également insisté sur l’importance de cette convention, qui représente un tournant décisif dans la coopération sanitaire entre les deux nations et offrira aux assurés mauritaniens des solutions médicales adaptées à leurs besoins.
Actuellement, la CNAM mauritanienne collabore avec 85 établissements de santé à travers le monde et couvre plus d’un million de bénéficiaires. Cet accord est le premier signé avec un établissement public algérien, après une précédente convention avec une clinique privée à Tizi Ouzou. Il vise à optimiser la prise en charge des cas médicaux complexes et à favoriser les échanges d’expertise entre professionnels de santé des deux pays.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’accord de coopération signé le 24 mars 2024 entre l’Algérie et la Mauritanie, sous l’égide des chefs d’État des deux nations. À cette occasion, une délégation mauritanienne a pu découvrir les infrastructures de l’EHU d’Oran, ses équipements de pointe ainsi que l’expertise de ses équipes médicales.
Le directeur général de l’EHU a mis en avant le développement du secteur hospitalier en Algérie, affirmant que cette convention s’inscrit dans une stratégie d’ouverture vers les pays africains.
L’objectif est de proposer des soins spécialisés, d’encourager les échanges scientifiques et de développer des programmes de formation médicale, consolidant ainsi la position de l’Algérie comme acteur clé de la coopération sanitaire régionale.
Mehdi A


