Insolite

Elle lui fait croire qu’elle dirige une agence immobilière influente et lui extorque plus de 2 milliards de centimes à Zéralda

Le tribunal de Chéraga a poursuivi aujourd’hui une femme quadragénaire pour escroquerie, sur la base d’une plainte déposée par un grossiste de Zéralda. Ce dernier accuse l’inculpée de lui avoir fait croire qu’elle était propriétaire d’une agence immobilière et qu’elle disposait de relations influentes, lui promettant d’intercéder en sa faveur pour lui obtenir des facilités et régler certaines affaires en suspens, ainsi que de lui procurer un appartement. Profitant de cette confiance, elle aurait ainsi réussi à lui soutirer des sommes considérables sur plusieurs années, atteignant un montant total de 2,28 milliards de centimes.

Les faits

L’affaire remonte à une plainte accompagnée d’une constitution de partie civile déposée devant le juge d’instruction du tribunal de Chéraga par un commerçant en produits cosmétiques basé à Zéralda. Il a déclaré avoir fait la connaissance de l’accusée, nommée B.S., dans le cadre de son activité commerciale, lorsque celle-ci s’est présentée pour acheter des produits cosmétiques destinés à approvisionner le magasin de son frère. Au fil des transactions, une relation de confiance s’est instaurée entre eux.

L’accusée lui aurait alors confié qu’elle possédait une agence immobilière et jouissait de relations influentes susceptibles de l’aider à régler certaines de ses affaires, qu’il a préféré ne pas préciser. Profitant de cette prétendue influence, elle lui aurait emprunté, à plusieurs reprises, des sommes variant entre 200 et 400 millions de centimes, jusqu’à atteindre un total de 2,28 milliards de centimes depuis 2021. Lorsqu’il a finalement exigé un document officiel attestant de cette dette sous la forme d’un contrat de dépôt, il s’est rendu compte qu’elle l’avait trompé en se faisant passer pour une femme d’affaires influente afin de lui soutirer son argent.

L’accusée nie les faits

Lors de son audition, l’accusée a nié toutes les accusations portées contre elle, affirmant qu’elle avait uniquement emprunté cet argent et que sa bonne foi était prouvée par ses tentatives de remboursement ainsi que par la signature du contrat de dépôt. Elle a également expliqué que son magasin de cosmétiques avait entièrement brûlé, ce qui lui avait causé d’importantes pertes financières et l’avait plongée dans des difficultés économiques.

Elle a ajouté qu’elle s’était engagée à rembourser sa dette et avait même déjà remis à la victime certains de ses bijoux, dont un ensemble de pierres précieuses, ainsi qu’une somme de 200 millions de centimes, lui promettant de lui restituer le reste dès l’amélioration de sa situation financière.

Les réquisitions et plaidoiries

L’avocat de la victime a demandé la reconnaissance de son client comme partie civile dans l’affaire et a exigé que l’accusée soit condamnée à lui verser 100 millions de centimes en guise de dommages et intérêts.

De son côté, la défense de l’accusée a soutenu que les éléments constitutifs de l’infraction d’escroquerie n’étaient pas réunis, affirmant que l’argent avait été remis dans le cadre de relations purement commerciales. Il a ainsi plaidé l’acquittement de sa cliente.

Le procureur de la République a requis une peine d’un an de prison ferme assortie d’une amende de 100 000 dinars.

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