Santé & Bien-être

Elon Musk et la kétamine : quels sont les effets de ce psychotrope ?

Afin de lutter contre « une dépression », l’entrepreneur admet prendre de manière fréquente de la kétamine, un anesthésique dont l’usage a été détourné et qui n’est pas sans risques pour la santé.


L’ESSENTIEL

  • « Pour sortir de cet état d’esprit négatif », Elon Musk consomme « une petite quantité » de kétamine « toutes les deux semaines environ. »
  • Cette substance, initialement utilisée en anesthésie vétérinaire et humaine, a été détournée pour ses effets hallucinogènes.
  • À très forte dose, elle « peut provoquer des effets de décorporation (sentiment de quitter son corps et de l’observer de l’extérieur), voire des pertes de conscience. »

Lors d’une interview, accordée au journaliste Don Lemon, Elon Musk, homme d’affaires qui a été nommé à la tête du département de l’efficacité gouvernementale (DOGE) par le président américain Donald Trump, a évoqué qu’il consommait régulièrement de la kétamine, qui est prescrit par « un vrai médecin ». Plus précisément, il en prendrait « une petite quantité toutes les deux semaines environ. (…) Il y a des moments où je ressens une sorte d’état chimique négatif dans mon cerveau, comme une dépression, je suppose, ou une dépression qui n’est liée à aucune mauvaise nouvelle, et la kétamine est utile pour sortir de cet état d’esprit négatif. »

La kétamine, un produit hallucinogène

Surnommée « kéta », « ké », « K », « Special K », la kétamine est utilisée en France en anesthésie vétérinaire et humaine, selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives. D’après le site Drogue-Info-Service.fr, elle se présente sous forme de poudre cristalline blanche ou de liquide (ampoules, flacons) après que sa forme liquide incolore et inodore ait été « cuisinée », c’est-à-dire évaporée. Celle-ci est très majoritairement sniffée, mais peut également être injectée par voie intraveineuse ou intramusculaire.

Le « sentiment de quitter son corps et de l’observer de l’extérieur »

Cette substance a été détournée de son usage médical pour être consommée à des fins récréatives. Ses principaux effets psychotropes à dose modérée correspondent à des hallucinations et états dissociatifs, notamment une distorsion de la perception visuelle et corporelle. « À très forte dose, la kétamine peut provoquer des effets de décorporation (sentiment de quitter son corps et de l’observer de l’extérieur), voire des pertes de conscience (appelée K-hole). C’est l’énantiomère S de la kétamine qui est le plus actif, notamment de par sa plus forte affinité pour le récepteur cible NMDA responsable des effets psychoactifs », peut-on lire sur le site de l’OFDT.

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