
Une analyse des bactéries intestinales présentes dans les selles pourrait aider à déterminer les risques de développer la maladie de Parkinson avant l’apparition des premiers symptômes.
L’ESSENTIEL
- Les scientifiques ont découvert que les personnes atteintes de la maladie de Parkinson et celles à risque de la développer ont une composition particulière du microbiote.
- Cette découverte pourrait aider à développer un test de dépistage.
- Elle ouvre aussi de nouvelles pistes de recherche pour les traitements et la prévention.
La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative liée à la détérioration progressive des neurones qui produisent la dopamine. Si elle est particulièrement fréquente avec environ 26.000 nouveaux cas par an, elle est difficile à repérer, car les premiers signes sont souvent subtils ou peu spécifiques.
Mais une équipe constituée de scientifiques de l’INRAE et d’University College London pourrait avoir trouvé un moyen de repérer très tôt les personnes à risque de développer la pathologie. Elle a en effet repéré une « signature microbienne » particulière dans le microbiote intestinal des patients, qui apparaît bien avant les tremblements moteurs typiques de Parkinson. Cette découverte, présentée dans la revue Nature Medicine, pourrait aboutir à la création d’un test.


