
Incarcéré depuis presque trois semaines à la prison de Silivri, le principal opposant au président Erdoğan a rendez-vous ce vendredi avec la justice.
C’était la première apparition publique d’Ekrem Imamoğlu, depuis son placement en détention pour « corruption », le 23 mars dernier. Ce vendredi, le maire d’Istanbul était attendu à 10h à la barre, mais dans le cadre de trois autres affaires, dont l’une liée à des accusations de menaces proférées contre un procureur général.
Selon le journal progouvernemental Sabah, Ekrem Imamoğlu est accusé d’avoir tenu des propos menaçant à l’égard de ce dernier, lors d’un panel remontant au mois de janvier. Les deux autres affaires concernent des offres publiques d’achat et des donations présumées illégales lors de la campagne pour le dernier scrutin municipal.
S’adressant au juge, M. İmamoğlu a déclaré qu’il était au tribunal parce qu’il avait remporté trois élections contre la personne « qui pense posséder Istanbul », une référence au président Recep Tayyip Erdoğan, qui a lancé sa carrière politique en tant que maire de la ville dans les années 1990.


