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Université d’Oran 2 « Mohamed Benahmed » : la gouvernance et la transparence dans le secteur de l’agriculture au centre d’un colloque régional

Le thème de la gouvernance et de la transparence dans le secteur de l’agriculture a été au cœur des travaux du sixième colloque régional, organisé mercredi à l’Université d’Oran 2 « Mohamed Benahmed », avec la participation de représentants de divers secteurs, d’universitaires et d’experts.

A cette occasion, l’inspecteur général du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Nadjib Zerrouki a souligné l’importance des valeurs d’intégrité, d’équité et de justice dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption.

Il a indiqué que le ministère œuvre à la mise en œuvre des axes de cette stratégie, notamment à travers l’installation d’un comité chargé d’élaborer un plan d’action pour l’application, l’exécution et l’évaluation de l’indicateur d’efficacité comme outil modèle de prévention de la corruption, en collaboration avec la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC), dans le but d’atteindre les objectifs de développement durable et de sécurité alimentaire, tout en respectant les principes de gouvernance et de transparence.

Il a également insisté sur la nécessité, pour le secteur agricole, de viser l’autosuffisance, de garantir la sécurité alimentaire et de réduire la dépendance aux hydrocarbures, en s’appuyant sur la gouvernance efficace, la rationalisation des finances publiques et la valorisation des ressources humaines et matérielles à travers une gestion scientifique et moderne.

Pour sa part, le président de la Cour d’Oran, Djilali Bouterfas a rappelé la portée de la loi 06-01 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, soulignant qu’un chapitre entier est dédié aux dispositions substantielles de lutte contre la corruption, en définissant les infractions et les sanctions associées, ainsi que les mesures préventives liées notamment au recrutement dans le secteur public, à l’obligation de déclaration de patrimoine et à l’organisation des marchés publics sur la base des principes de transparence.

Il a en outre mentionné la création de la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, une instance constitutionnelle dotée d’un double rôle préventif et de contrôle, qui a lancé, dès sa mise en place, une stratégie nationale obligeant toutes les institutions publiques à l’appliquer, en vue d’atteindre des standards élevés en matière d’intégrité et de transparence.

Il a ajouté que la justice assume une grande responsabilité dans la lutte contre toutes les formes de corruption, notamment la corruption active et passive, le détournement de fonds, l’abus de fonction, le trafic d’influence, l’enrichissement illicite, ainsi que les infractions liées aux marchés publics.

De son côté, le procureur général à la Cour d’Oran, Noureddine Mahboubi a salué l’importance de cette initiative émanant du secteur agricole, tout en rappelant l’arsenal juridique soutenant le traitement pénal des affaires de corruption, notamment la loi sur la prévention et la lutte contre la corruption, le Code pénal, ainsi que le pôle pénal économique et financier national.

Au cours du colloque, plusieurs communications ont été présentées, abordant sur les mécanismes de lutte contre la corruption dans la législation algérienne, les outils modernes de transparence, la décriminalisation de certaines pratiques de gestion, ainsi que l’impact de la transparence sur la croissance économique.

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