
Il existerait un lien entre un parasite présent chez le chat domestique et le risque de développer une schizophrénie.
Toxoplasmose et chat domestique : un lien avec la schizophrénie
Les auteurs précisent que la transmission peut se faire lors du contact avec de l’eau ou des aliments, contaminés par les excréments des chats. La consommation de viande insuffisamment cuite peut aussi être une source de contamination. « Ce parasite peut persister dans le système nerveux central et a été lié à un large éventail de modifications physiologiques cérébrales directes et indirectes (par exemple, suite à une activation immunitaire) », complètent-ils. Des travaux précédents ont montré une « association significative entre l’exposition aux chats durant l’enfance et un risque accru de schizophrénie ». Pour tester cette hypothèse, cette équipe du Queensland Centre for Mental Health Research, en Australie, a analysé les résultats de 106 études sur les liens entre troubles schizophréniques et chats domestiques. « Nous avons constaté une association entre la possession d’un chat (au sens large) et une augmentation de la probabilité de développer des troubles apparentés à la schizophrénie », concluent-ils. S’ils confirment cette hypothèse, ils soulignent l’importance de réaliser des travaux complémentaires.
Toxoplasmose : des effets multiples sur la santé
Toutefois, l’exposition au parasite T.gondii peut avoir d’autres effets sur la santé. L’infection peut provoquer de la fièvre, des éruptions cutanées, de la fatigue et des douleurs musculaires ou articulaires. « Après la maladie, le parasite de la toxoplasmose reste présent dans le corps (principalement dans le tissu nerveux et les muscles) pendant des années. Toutefois, il n’entraîne pas de symptôme, car le système immunitaire de la personne infectée le maintient sous une forme inactive », prévient l’Assurance Maladie. Selon l’Anses, 50 % des adultes infectés ne présentent pas de symptômes, mais la maladie peut prendre des formes graves chez les femmes enceintes ou les personnes immunodéprimées. Chez les femmes enceintes, l’infection peut entraîner une inflammation d’une membrane de l’œil et dégrader la rétine, mais elle peut aussi être responsable d’un accouchement prématuré ou de séquelles neurologiques. « Chez les malades immunodéprimés, les localisations cérébrales sont les plus fréquentes et le plus souvent mortelles sans traitement », alerte l’Anses.
Comment se protéger de la toxoplasmose ?
L’agence fournit quelques conseils pour se protéger du parasite, si vous possédez un chat domestique. Le nettoyage de la litière doit être fait tous les jours avec de l’eau bouillante, car l’eau de javel n’est pas plus efficace. Les femmes enceintes doivent éviter de s’en charger. « Les griffures du chat ne sont pas à risque, prévient l’Anses. Les chats résidant strictement en appartement et recevant une alimentation traitée par la chaleur (conserves et croquettes indemnes de parasites) ne sont pas concernés par cette mesure car ils ne sont pas exposés au danger. »


