
Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré vendredi que chercher de la nourriture dans la bande de Ghaza, en proie à des agressions sionistes barbares depuis octobre 2023, «ne devrait jamais être une condamnation à mort».
M.Guterres a indiqué lors d’une conférence de presse à New York, que l’entité sioniste «est tenue, en vertu du droit international, d’autoriser et de faciliter l’aide humanitaire», soulignant que «chercher de la nourriture à Ghaza ne devrait pas être une condamnation à mort».
«Des familles ont été déplacées à maintes reprises et sont désormais confinées à moins d’un cinquième du territoire de Ghaza. Même les espaces de plus en plus restreints sont menacés. Les bombes s’abattent sur des tentes, sur des familles, sur ceux qui n’ont nulle part où fuir.
Des gens sont tués simplement parce qu’ils tentent de se nourrir et de nourrir leurs familles», a-t-il dénoncé.
Le chef de l’ONU a souligné que l’entité sioniste interdit depuis trois mois l’entrée de matériaux de construction d’abris et de carburant destinés aux services vitaux, et que les médecins sont contraints de choisir qui recevra le dernier flacon de médicaments ou le dernier respirateur, tandis que les travailleurs humanitaires eux-mêmes meurent de faim, qualifiant d’»intenable», cette situation.
Aussi, M.Guterres a expliqué qu’»une poignée de fournitures médicales est entrée à Ghaza en début de semaine, les premières en provenance des Nations Unies depuis des mois», notant que «cela ne fait que souligner l’ampleur de la crise».
Pour le SG des Nations Unies, «une aide limitée ne suffit pas», insistant sur une augmentation massive de l’aide à Ghaza.
Il a en outre appelé à des mesures concrètes «pour garantir que l’aide parvienne à tous, où qu’ils se trouvent, rapidement et à grande échelle», soulignant que «toute opération qui dirige des civils désespérés vers des zones militaires est intrinsèquement dangereuse et entraîne des décès».
D’autre part, M.Guterres a insisté sur la nécessité de trouver une solution au problème de la distribution de l’aide humanitaire, soulignant que les Nations Unies «disposent d’un plan détaillé fondé sur les principes humanitaires d’humanité, d’impartialité, de neutralité et d’indépendance».
«Nous disposons des fournitures et de l’expertise nécessaires. Notre plan est guidé par les besoins des populations et repose sur la confiance des communautés locales, des donateurs et des Etats membres. Il a fonctionné lors du récent cessez-le-feu et doit pouvoir être à nouveau appliqué», a-t-il expliqué.
Le Secrétaire général de l’ONU a en outre appelé l’entité sioniste à respecter la Charte des Nations Unies, à autoriser l’entrée de l’aide humanitaire et à atteindre les populations où qu’elles se trouvent, réaffirmant que la seule voie vers la paix est d’ouvrir la voie à une solution à deux Etats.
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