Culture

Relizane : la bataille de «Oued Allala», une épopée héroïque des moudjahidine de l’Armée de libération nationale

La bataille de «Oued Allala», également connue sous le nom de bataille du mont «Ouled Ben Abderrahim», survenue le 13 novembre 1957 dans la commune de Mendes (située à 35 km au sud de Relizane), demeure une épopée héroïque au cours de laquelle l’armée coloniale française a subi de lourdes pertes matérielles et en vies humaines.

Cette bataille éclata lorsqu’une katiba (compagnie) de l’Armée de libération nationale (ALN), dirigée par le chahid Mohamed Boukendoura, dit «Si Maâmar», attaqua, dans la matinée du 13 novembre 1957, une patrouille de l’armée coloniale française dans la vallée d’Oued Allala, au pied du mont Ouled Ben Abderrahim, sur ordre du commandant de la 4e zone de la Wilaya historique V, le chahid commandant Ben Adda Ben Aouda, connu sous le nom de «Si Zaghloul».
Au cours de cette offensive, les moudjahidine infligèrent de lourdes pertes à l’ennemi, causant de nombreux morts et blessés, tout en s’emparant d’un important arsenal et en détruisant plusieurs véhicules militaires, poussant la patrouille française à appeler des renforts depuis Oran.
Selon le chercheur en histoire de la région Mohamed Ghertil, la bataille prit une ampleur considérable après l’arrivée de ces renforts, accompagnés de 17 avions appartenant aux unités de commandos aériens français partis d’Oran pour bombarder les positions des moudjahidine.
L’historien Lahcen Mohamed, dans son ouvrage «Histoire de la région d’Ammi Moussa», rapporte que des unités de commandos aériens avaient effectivement quitté Oran pour soutenir les troupes françaises, et que trois hélicoptères ainsi que plusieurs avions avaient participé à la bataille.
Le même historien souligne que le commandant «Si Zaghloul» avait donné l’ordre à la katiba de Si Larbi d’attaquer le poste militaire français d’Aïn Tarik afin de desserrer l’étau sur des moudjahidine engagés dans la bataille d’Oued Allala.
Les combats se prolongèrent jusqu’après le coucher du soleil et virent tomber au champ d’honneur le chef de la katiba, Si Maâmar, ainsi que 35 moudjahidine.
L’armée coloniale française avait subi, quant à elle, de lourdes pertes, avec environ 40 soldats tués, dont neuf artilleurs, ainsi que plusieurs avions endommagés, la destruction de sept camions, neuf véhicules blindés et une quantité importante de matériel militaire.
Le moudjahid Abdelkader Mechour, témoin et participant à la bataille, raconte que l’armée coloniale avait mobilisé un grand nombre de véhicules blindés et d’avions, qui bombardèrent intensément les positions des moudjahidine.
Il ajoute que la bataille d’Oued Allala figure parmi les plus grandes et les plus marquantes de la région durant la glorieuse Révolution de libération nationale, et qu’elle constitua une victoire éclatante des moudjahidine de l’ALN contre le colonisateur français.(APS).

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