
L’Association internationale des amis de la Révolution algérienne a organisé, mercredi à Alger, une conférence sur les assassinats et les crimes commis par la France coloniale contre le peuple algérien et les amis de la Révolution algérienne, notamment par l’organisation terroriste « La Main Rouge ».
Intervenant à l’occasion, le secrétaire général de l’Association, Nacer Belkacem a souligné l’impératif de « faire face aux tentatives de justifier le colonialisme ou d’en faire l’apologie », en s’attachant aux vérités
historiques et à la documentation des crimes coloniaux », rappelant que cette rencontre, qui intervient à la veille de la célébration du 64e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, vise à « faire la lumière sur
l’une des pages obscures de l’histoire de la France coloniale, particulièrement les crimes de l’organisation +La Main Rouge+ utilisée pour couvrir des opérations terroristes menées par des appareils des services de renseignement français contre des militants de la Glorieuse Révolution algérienne et des amis de la Révolution algérienne, aussi bien en Algérie qu’à l’étranger ».
Dans ce contexte, il a rappelé que ladite organisation « avait assassiné des militants algériens et étrangers dans plusieurs pays européens, à l’image de l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, l’Italie et la Suisse ».
Dans son intervention, le chercheur et éditeur franco-suisse et l’un des principaux amis de la Révolution algérienne, Nils Anderson, a évoqué les méthodes de travail de l’organisation « La Main Rouge » et la responsabilité de l’Etat français dans l’exécution de centaines d’amis de la Révolution algérienne.
Pour sa part, l’avocate Fatma Zohra Benbraham est revenue sur « la dimension juridique des crimes commis par la France coloniale », à travers « l’examen des cas d’assassinats exécutés par les services de renseignement français, sous le couvert de ladite organisation », soulignant à ce propos l’importance des archives lorsqu’il s’agit de ce genre de sujets.
La conférence a été ponctuée par des témoignages vivants de moudjahidine et de chercheurs spécialisés dans ce domaine, avant la clôture marquée par la projection du documentaire « Main Rouge: crimes d’Etat occultés ».


