L’Association France Palestine Solidarité (AFPS) a réitéré mardi son engagement à rester aux côtés des Palestiniens pour accompagner leurs «justes revendications», notamment pour l’exercice de leur droit «inaliénable et inconditionnel» à l’autodétermination et pour le respect du droit au retour des réfugiés.
«Le droit à l’autodétermination du peuple palestinien est inaliénable et inconditionnel. Il est indissociable du droit au retour des réfugiés. L’AFPS restera résolument à leurs côtés pour accompagner leurs justes revendications», a-t-elle indiqué dans un communiqué publié à l’occasion du 77ème anniversaire de la proclamation de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH), le 10 décembre 1948.
Rappelant que le 11 décembre 1948, une résolution sur la Palestine (194) était votée, actant le droit au retour des réfugiés de Palestine, l’association déplore que les Palestiniens subissent, depuis, l’occupation, la colonisation, les entraves à la circulation, l’extrême violence des colons et de l’armée d’occupation, alors qu’en Cisjordanie occupée, en voie d’annexion, les Palestiniens subissent démolitions de maisons, confiscation des ressources, destruction des biens, arrestations et emprisonnements massifs accompagnés de torture. A Ghaza, sous blocus de l’entité sioniste depuis plus de 18 ans, la population est victime, depuis octobre 2023, de «déplacements forcés massifs et répétés, de famine organisée et d’un véritable génocide, reconnu comme tel par des experts de l’ONU et des ONG internationales des droits humains», a-t-elle ajouté.
Selon l’AFPS, les articles de la DUDH bafoués par l’entité sioniste sont «nombreux», tout particulièrement «ceux qui touchent les réfugiés de Palestine». «Une politique délibérée d’expulsion par des milices coloniales puis par l’armée sioniste, entamé dès 1948, a fait de quelque 800 000 Palestiniens et Palestiniennes des réfugiés, dépossédés de leur terre, avec interdiction d’y revenir et de retrouver leurs biens», ajoute l’association.
Elle précise que les réfugiés de 1948 et de 1967 et leurs descendants sont aujourd’hui «environ 8 millions, auxquels il faut ajouter les milliers de déplacés dans la bande de Ghaza et en Cisjordanie». «Toutes et tous ont le droit de retourner dans leurs foyers», plaide l’AFPS.
Pour cette association de solidarité avec la Palestine, la résolution 194, jamais appliquée par l’entité sioniste, qui refuse de reconnaître ses responsabilités historiques, constituera «la base juridique du droit individuel et collectif au retour et du droit à réparation», tant que cette entité ne se soumettra pas à ses obligations au regard du droit international.
L’AFPS dénonce, dans ce contexte, l’acharnement de l’entité sioniste contre l’UNRWA, qui a un mandat de protection des réfugiés palestiniens tant que la résolution 194 n’est pas appliquée, soulignant que l’assaut de l’armée sioniste contre les locaux de l’UNRWA à Al Qods occupée, lundi, est «la dernière démonstration de cet acharnement contre les droits des réfugiés».
L’entité sioniste «bénéficie encore d’une impunité de la part des Etats dont la France, mais elle doit savoir que tous les citoyens attachés au respect des droits humains, partout dans le monde, ne renonceront jamais à exiger ce qui est dû depuis plus de 78 ans au peuple palestinien, ce qui est dû aux réfugiés de Palestine», avertit-elle.


