À Hassi Ameur, commune de Hassi Bounif, plus exactement au niveau de la cité des 200 logements sociaux (Haï Nasr) et à proximité de la future gare ferroviaire, les eaux usées de la zone industrielle se déversent toujours à ciel ouvert dans un canal d’évacuation non couvert longeant la voie ferrée qui relie la localité d’Arzew à Oran. Elles incommodent sérieusement les habitants, car elles représentent un danger pour les usagers du Chemin de wilaya N°90 et un risque pour la voie ferrée.
En effet, si une partie de ce canal d’évacuation des eaux usées a été recouverte avec des dalles en béton, il n’en demeure pas moins que la plus grande partie reste toujours à l’air libre. Non seulement les odeurs nauséabondes qui se dégagent de ces eaux usées et la prolifération des moustiques incommodent les habitants, mais le canal ouvert où stagnent ces eaux usées représente un danger pour les enfants, pour les usagers du CW 90, ainsi qu’un risque d’affaissement de la voie ferrée, du fait que ces eaux stagnent des deux côtés de celle-ci.

D’ailleurs, un enfant est déjà tombé dedans, fort heureusement, il a été secouru à temps, tout comme une moto et deux ou trois véhicules, affirment des habitants. Selon ces mêmes habitants, cela fait environ une année que des travaux de curage de près de 7 kilomètres de ce canal ont été effectués dans le but de préparer les travaux de dallage. Malheureusement, il se trouve actuellement bourré de détritus à plusieurs endroits, ce qui freine l’écoulement normal des eaux usées et provoque leur stagnation.

« Laisser cette saleté au bord de la voie ferrée et à côté de la future gare ferroviaire est une honte ; cela offre une hideuse image du paysage aux voyageurs qui empruntent le train », affirment nos interlocuteurs, avant de s’interroger sur la somme d’argent dépensée pour le curage des sept kilomètres de ce canal, pour qu’il se retrouve en fin de compte dans le même état qu’avant son curage.
A. Bekhaitia


