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Après son interdiction par l’entité sioniste : MSF dénonce «un contexte général d’étranglement de l’aide humanitaire»

Sommée par l’entité sioniste de mettre fin à ses opérations dans la bande de Ghaza avant fin février, l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) dénonce «un contexte général d’étranglement de l’aide humanitaire» dans le territoire palestinien.

Intervenant dimanche sur une chaine de télévision française, la directrice générale de l’ONG, Claire Magone, appelle «tous les Etats» à faire pression pour permettre à l’Organisation de continuer à opérer à Ghaza, rappelant que l’entité sioniste «devrait largement faciliter l’assistance, comme ses obligations au regard du droit humanitaire international lui enjoignent».
MSF devra quitter le territoire palestinien «d’ici le 28 février» prochain pour avoir refusé de fournir à l’entité sioniste la liste détaillée de ses employés palestiniens. Pour Claire Magone, l’ONG a été mise «devant un choix impossible : fournir, sans discussion, sans condition, des listes de personnel pour oser espérer, sans garantie d’ailleurs, continuer à travailler à Ghaza». Cela signifie, selon la directrice générale de MSF, «donner à l’aveugle un pouvoir de coercition supplémentaire à (l’entité sioniste) qui peut se retourner contre la sécurité du personnel». Elle rappelle que «plus de 70?000» personnes ont été tuées par des tirs ou des frappes de l’armée (sioniste) à Ghaza depuis le 7 octobre 2023, selon les chiffres du ministère de la Santé de Ghaza, dont «1 700 morts dans le personnel de santé» et «des centaines de personnels médicaux arrêtés arbitrairement et, pour beaucoup, torturés dans des centres de détention». Selon Magone, MSF a «cherché à discuter avec les autorités (sionistes) des conditions dans lesquelles le partage de ces données personnelles aurait pu se faire, avec une garantie minimum de sécurité pour eux», mais il est «apparu clairement qu’il n’y avait pas cette possibilité de dialogue là». Il était donc «hors de question» de partager ces données, martèle l’humanitaire. L’ONG affirme, d’ailleurs, dans un communiqué, que les nouvelles règles d’enregistrement imposées par l’entité sioniste ne sont qu’un «prétexte pour empêcher l’assistance humanitaire». La directrice générale de l’Organisation relève, dans ce contexte, que «les Palestiniens ont un besoin énorme d’aide, puisqu’ils sont désormais complètement dépendants de l’aide extérieure», soulignant que toute la société «de Ghaza a été complètement détruite et, avec elle, le système sanitaire». Pour continuer à intervenir auprès des Ghazaouis, MSF «va continuer à tenter de trouver des alternatives», explique Claire Magone qui veut garder «espoir».

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