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Sidi Chahmi : un nouveau dispositif de gestion des déchets

L’Assemblée populaire communale, (APC) de Sidi Chahmi, vient de débloquer un budget pour financer l’amélioration de la collecte des déchets ménagers, une opération qui sera confiée à des prestataires privés dans le cadre de contrats annuels.

Pas moins de 32 quartiers sont concernés par ce nouveau dispositif, parmi lesquels Haï Nedjma, plusieurs cités de Sidi Chahmi, Sidi Maarouf, Hassi Labyodh et Douar Bouamama. Les ordures collectées seront ensuite transportées vers le centre d’enfouissement technique (CET) de la commune voisine de Hassi Bounif. Cependant, cette mise en décharge n’est qu’une solution transitoire.

En effet, une unité de compostage des déchets ménagers est actuellement en cours de réalisation au niveau du CET de Hassi Bounif. Porté par la Direction de l’Environnement de la wilaya d’Oran, ce projet structurant est le fruit d’un partenariat avec l’organisation non gouvernementale Régions de l’Action Climatique (R20 MED). Ce choix stratégique s’appuie sur des données précises fournies par les services de l’environnement : près de 67 % des déchets produits à Oran sont de nature organique. La nouvelle unité permettra donc de traiter ces déchets verts et alimentaires pour les transformer en compost, un amendement naturel riche en nutriments destiné à la régénération des sols.

Au-delà de la production d’un engrais naturel, l’objectif est de réduire considérablement le volume des déchets enfouis, diminuant ainsi l’impact environnemental. En limitant les émissions de gaz à effet de serre liées à l’enfouissement et en favorisant le recyclage de la matière organique, le projet s’inscrit pleinement dans une logique d’économie circulaire et de développement durable.

Cette initiative ne se veut pas isolée. Elle est conçue comme une démarche pilote qui pourrait faire école dans d’autres wilayas du pays. En testant et en affinant les processus de tri, de collecte et de compostage, les autorités locales ambitionnent de créer un modèle reproductible à l’échelle nationale. Parallèlement à l’infrastructure physique, le projet prévoit le développement d’une plateforme numérique dédiée à la gestion des déchets.

Celle-ci permettra aux citoyens de signaler les points noirs liés aux accumulations d’ordures, facilitant ainsi les interventions des services de collecte et renforçant la participation citoyenne dans la préservation de l’environnement urbain. « Ce projet n’est pas seulement technique, il est aussi éducatif et social. Il engage la population dans une nouvelle culture de tri et de valorisation des déchets », a souligné un représentant de la Direction de l’Environnement, insistant sur la nécessaire évolution des comportements pour la réussite de cette transition écologique.

Ilyès. N

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