
Une nouvelle dynamique de coopération entre le secteur de la santé et celui de l’enseignement supérieur vient d’être enclenchée, traduisant une volonté claire de rapprocher le savoir académique des réalités du terrain.
C’est dans ce contexte que le Centre hospitalier universitaire d’Oran Dr Benzerdjeb a abrité hier matin, au niveau de l’amphithéâtre pédagogique Mohamed Gharbi, la cérémonie officielle de signature d’un protocole d’accord stratégique avec l’Université des Sciences et de la Technologie « Mohamed Boudiaf » (USTO).
Ce partenariat s’inscrit dans le cadre des orientations nationales visant à renforcer la complémentarité entre les institutions publiques et à encourager une approche intégrée dans les domaines de la formation, de la recherche scientifique et de l’innovation.
À travers cet accord, les deux établissements entendent poser les bases d’une collaboration durable, structurée autour d’objectifs communs au service du développement du secteur de la santé.
Bien au-delà d’un simple cadre formel, ce protocole traduit une vision partagée reposant sur la mise en synergie des compétences.
L’université, en tant que creuset de savoir et de production scientifique, s’allie ainsi au CHUO, espace privilégié d’application, d’expérimentation et d’innovation, pour créer un environnement propice à l’émergence de nouvelles pratiques et à l’amélioration continue des performances.
Les axes de coopération retenus couvrent plusieurs volets essentiels.
Il s’agit, en premier lieu, de promouvoir la recherche scientifique appliquée en facilitant l’accès des étudiants et des chercheurs à des projets conjoints répondant aux enjeux de la santé publique.
Le volet formation occupe également une place centrale, avec le renforcement des stages pratiques et l’immersion des étudiants dans un environnement hospitalier réel, leur permettant de développer des compétences opérationnelles en adéquation avec les exigences du terrain.
Dans cette dynamique, il a été précisé que cet accord permettra de consolider la coopération dans des domaines stratégiques à forte valeur ajoutée, notamment la biologie, l’informatique, l’intelligence artificielle et la médecine.
Ces champs d’intervention constituent aujourd’hui des leviers majeurs de transformation du secteur de la santé.
L’intégration de l’intelligence artificielle, par exemple, ouvre des perspectives prometteuses en matière d’aide au diagnostic, d’analyse des données médicales et d’optimisation des parcours de soins.
De même, le croisement des compétences en informatique et en biologie favorise l’émergence de solutions innovantes, notamment dans la gestion hospitalière, la recherche biomédicale et le développement d’outils numériques adaptés aux besoins du patient.
Par ailleurs, une attention particulière est accordée au partage d’expertises entre les équipes médicales et les enseignants-chercheurs.
Ce rapprochement favorisera l’échange de connaissances, l’amélioration des protocoles thérapeutiques et l’introduction de méthodes de travail plus modernes, en phase avec les évolutions rapides du secteur, notamment en matière de numérisation et d’innovation technologique.
Intervenant en marge de la cérémonie, la secrétaire générale du CHU d’Oran, Mme Dahmani Fatima Zohra, a souligné que cet accord constitue une étape déterminante dans la stratégie de modernisation de l’établissement.
Elle a insisté sur l’importance d’ouvrir davantage le secteur hospitalier sur son environnement universitaire afin de renforcer la qualité des soins et d’accompagner les mutations en cours.
De leur côté, les représentants de l’USTO et à leur tête le de l’USTO-MB, le Pr Hamou Ahmed, ont salué la portée de cette initiative, mettant en avant les opportunités qu’elle offrira aux étudiants et aux enseignants de s’impliquer concrètement dans des projets à fort impact, en lien direct avec les besoins du système de santé national.
La cérémonie s’est achevée par l’annonce de la mise en place d’un comité de suivi conjoint, chargé d’assurer la mise en oeuvre effective des engagements pris et de veiller à la concrétisation des actions prévues dans des délais rapprochés.
À travers ce partenariat, les deux institutions affirment leur ambition commune de bâtir un modèle intégré où formation, recherche et pratique professionnelle convergent harmonieusement, au service d’un système de santé plus performant, innovant et résolument tourné vers l’avenir.
Mehdi A


