
Des travaux de restauration et de réhabilitation de la mosquée antique des «Sept dormants» à N’gaous (sud-ouest de Batna), devraient être bientôt entamés, a-t- on appris, lundi, auprès de la direction des affaires religieuses et des wakfs.
Le chef du service de la culture islamique, de l’information et des documents de cette direction, Nadir Saâda a précisé, dans une déclaration à l’APS, que les services concernés «s’attèlent à la finalisation des procédures administratives relatives à cette opération, en coordination avec la direction de la culture et des arts, du fait de l’importance historique de ce monument religieux et archéologique dont la construction remonte à plus de 4 siècles et qui nécessite l’expertise de spécialistes du domaine pour préserver son style architectural et identifier les matériaux utilisés».
La mosquée, inscrite depuis début 2023 sur l’inventaire supplémentaire des biens culturels protégés de la wilaya de Batna, est fermée depuis des années en raison de l’usure importante de certaines de ses parties et de l’apparition de fissures sur les murs, selon M. Saâda qui a précisé que l’opération de restauration est une «mesure d’urgence destinée à préserver le monument».
La mosquée des «Sept dormants» tire son importance, selon la même source, du fait qu’elle constitue «l’un des plus anciens lieux du culte musulman de la wilaya de Batna, qui, en tant que monument historique et patrimonial, a conservé son style authentique mêlant l’utilisation de la pierre de taille et de la brique. Elle a été construite au moyen de pierres polies provenant de constructions romaines de la ville antique de N’gaous (Nicividus)».
La mosquée se compose d’une salle de prière et d’un mihrab (niche architecturale pratiquée dans le mur pour indiquer la direction de La Mecque), ainsi que d’une salle renfermant 7 sépultures, d’où le nom donné à la mosquée et qui alimente de nombreuses légendes.
Ce lieu du culte avait continué à être utilisé pour les cinq prières quotidiennes et la prière du vendredi jusqu’à ce que le comité religieux ne fasse construire une nouvelle mosquée à proximité pour préserver l’ancienne en tant que monument historique et patrimonial, a-t-on indiqué. Parmi les mosquées historiques et archéologiques recensées par la direction des affaires religieuses et des wakfs, figurent l’ancienne mosquée des K’sours de M’doukal et les mosquées «Sidi Abdeslam» et «Sidi Aissa Djarallah» à T’kout, «Ouled Sidi Ben Abbas» à Menâa, Thagoust El-Hamra à Bouzina, ainsi que la mosquée du village de Hidouss à Thénia el-Abed.
Des lieux du culte qui constituent autant de sites touristiques et religieux de tout premier ordre, dont certains sont encore ouverts aux fidèles qui y effectuent leurs prières quotidiennes et leur prière du vendredi. Il est à noter que certaines de ces mosquées ont été intégrées dans l’itinéraire de tourisme religieux de la wilaya de Batna, au même titre que la grande mosquée du 1er Novembre 1954, au chef-lieu de wilaya, et certaines zaouïas comme celles des Al Bouzid de Seriana, El Kadiria (Dar Echeikh) ou encore «Dar Ben Abbès» à Menâa.


