L’enseignant universitaire Mohamed Akli Aït Souki a souligné, jeudi à Bejaïa, l’importance de préserver et de valoriser les manuscrits, en tant que «patrimoine commun» et outil essentiel pour l’écriture historique.
Intervenant lors d’une conférence intitulée «Les manuscrits arabes et amazighs à Bejaïa», organisée à l’occasion du Mois du patrimoine à la bibliothèque principale de lecture publique Tahar-Amirouchen, il a indiqué que ces manuscrits constituent un moyen fondamental de documenter l’histoire des ancêtres. Il a ajouté que ces documents représentent un capital civilisationnel et scientifique reflétant les différentes étapes historiques de la région, tout en constituant une source majeure pour les chercheurs, en tant que base de l’écriture historique et référence principale pour appréhender les mutations sociales à travers les époques. L’enseignant universitaire a également insisté sur la nécessité de récupérer ces manuscrits, notamment ceux conservés dans les fonds documentaires de la wilaya de Bejaïa, à travers leur numérisation et leur préservation selon les normes scientifiques modernes, afin de les rendre accessibles aux universitaires, étudiants et chercheurs à travers le monde. A noter que la Direction de la culture et des arts a élaboré, dans le cadre du Mois du patrimoine, un programme riche de conférences et de rencontres mettant en valeur le patrimoine matériel et immatériel ainsi que les dimensions historiques et culturelles de la région. Ce programme prévoit notamment une conférence vendredi sur «la numérisation pour la protection des anciens villages algériens», ainsi qu’une rencontre scientifique, samedi à la Maison de la culture, consacrée à «l’oeuvre artistique de Cheikh El Hasnaoui».


