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Absence de transport public à Cap Falcon : les habitants réitèrent leurs revendications

Les habitants du village de Cap Falcon viennent de réitérer leurs revendications pour la création d’une ligne de transport public, assurant la navette entre leur lieu de résidence et le chef-lieu de la daïra d’Aïn El Türck.

Nos interlocuteurs ont rappelé à ce propos « que deux années auparavant nos représentants ont soulevé ce problème lors d’une rencontre avec le maire d’Aïn El Türck, qui leur avait assuré que la direction des transports, de la wilaya d’Oran, avait été saisie et que leur problème serait bientôt résolu. Mais depuis nous n’avons rien vu venir et nous sommes toujours au même point. Tout ce que nous demandons c’est que les responsables concernés veuillent bien respecter leurs engagements vis-à-vis d’une population, qui est confrontée à un véritable calvaire, enfanté par l’absence de transport public ».

Il importe de signaler que cette situation contraignante est sournoisement exploitée par les propriétaires de toutes sortes de véhicules activant dans la clandestinité. Suprême ironie, ces transporteurs clandestins se sont même expropriés un espace public, répertorie à la naissance du principal boulevard de ce village, pour le transformer en un lieu de stationnement. Assez souvent, les habitants doivent faire le pied-de-grue, qu’il vente, qu’il pleuve ou encore sous un soleil de plomb, pour voir enfin apparaître un taxieur clandestin.

« De nombreux habitants de notre village ne disposent pas de véhicule personnel et sont donc contraints de solliciter les services d’un clandestin pour se rendre à Aïn El Türck. Notre village ne dispose pas d’un bureau de poste et nous sommes ainsi dans l’obligation de nous déplacer vers la commune d’Aïn El Turck pour effectuer une simple opération de retrait d’argent » , ont tancé avec un vif désappointement nos interlocuteurs, qui ont aussi rappelé, « avoir adressé plusieurs requêtes aux responsables et au wali d’Oran pour soulever le problème d’absence de transport public à Cap Falcon ». Dans cette même foulée, des parents de collégiens et de lycéens, dudit village, ont mis en exergue « le parcours du combattant auquel sont perpétuellement confrontés leurs enfants pour rejoindre leurs établissements scolaires au cheflieu Aïn El Türck.

Situation inadmissible au plus haut point ». Il y a lieu de signaler que le village de Cap Falcon ne dispose ni de lycée ni de CEM. C’est un autre piètre casse-tête pour les parents d’élèves.

Rachid Boutlélis

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