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Colloque national sur le financement islamique des start-up et des micro-entreprises

Le financement islamique des start-up et des micro-entreprises en Algérie a été le thème central d’un colloque national organisé, mercredi par l’Université d’Oran 2 Mohamed-Benahmed, en présence d’enseignants issus de différents établissements universitaires du pays.

Cette rencontre, intitulée « Principes du financement islamique et les perspectives des start-up: entre opportunités d’innovation et nécessité de conformité à la charia », a été organisée par le Laboratoire d’économie macro-organisationnelle de la Faculté des sciences économiques et des sciences de gestion de la même université, en collaboration avec la Revue algérienne de la finance islamique.
Le président du colloque, le Dr Azzedine Draou, a souligné l’importance du sujet, considérant que les start-up constituent l’un des principaux moteurs de la croissance économique. Il a indiqué que « face à l’augmentation des besoins de financement de ces entreprises, de nombreux jeunes entrepreneurs se tournent vers le financement islamique comme alternative ».

De son côté, le directeur du laboratoire précité, le professeur Mehdi Miloud, a indiqué que les établissements financiers ont suscité, ces dernières années, un intérêt croissant pour les startup, ainsi que pour les petites et moyennes entreprises. Elles leur ont proposé un nouveau modèle de financement basé sur des formules islamiques, introduit par le règlement 20-02 et l’instruction 03-2020, qui encadrent la commercialisation des produits de la finance islamique via des guichets ou fenêtres islamiques, mis en place pour accompagner les microentreprises et les start-up.

Au cours de cette rencontre, deux communications ont été présentées sur les procédures de financement des microentreprises dans le cadre de l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (ANADE), ainsi que sur les mécanismes de l’action entrepreneuriale au sein de l’université. Une présentation sur la finance islamique au sein de la banque « Es-Salem » a également été faite.

Par ailleurs, des interventions ont porté sur la contribution des technologies de l’information et de la communication à l’amélioration de l’efficacité des services de financement islamique, ainsi que sur le rôle du financement islamique comme mécanisme clé pour renforcer l’entrepreneuriat et soutenir les start-up, entre autres thèmes.

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